Gérard Gnanhouan, comment se passe votre stage à Vichy avec l’UNFP ?
Ca se passe bien. C’est tout nouveau pour moi, c’est la première fois de ma carrière que j’y participe. C’est un passage lorsque l’on arrive à la fin de son contrat et que l’on n’a pas eu beaucoup de temps de jeu. Ce n’est pas une contrainte mais une obligation d’y participer. Par rapport à mon poste, j’ai besoin de garder certains repères. On forme un bon groupe, on met les états d’âme de côté et on travaille bien avec Serge Romano.
Quelles sont vos attentes par rapport à ce stage ?
C’est avant tout de garder le contact avec le terrain, de jouer des matchs et bien sûr de me montrer. C’est un sport collectif, la performance de chacun ressortira si on se montre solidaires. La priorité est de montrer le meilleur de soi-même.
Quels championnats vous intéressent pour la suite de votre carrière ?
Je me suis fixé de ne pas aller en-dessous du niveau National en France. Le championnat du National est assez relevé maintenant. Une expérience à l’étranger me tente également. A mon poste, c’est un jeu de chaises musicales et en France, ça semble assez bouché pour le moment. Les clubs cherchent des gardiens qui ont eu du temps de jeu, ce qui n’a pas été mon cas la saison dernière. Je suis vraiment ouvert à toutes les propositions. Mon premier choix est de rejouer et de prendre du plaisir.
Comment expliquez-vous votre mauvaise expérience à Montpellier ?
J’ai ma part de responsabilité. Je suis arrivé sous l’ère Domergue en provenance de Sochaux et dans la peau d’un titulaire. Je n’ai peut être pas su jouer ma carte à fond. A côté de ça, on ne m’a pas donné suffisamment de temps pour m’adapter et m’exprimer. Ca n’a pas été dans le bon sens pour moi. Pour mon prêt à Créteil la deuxième saison, je n’ai pas joué. Mais j’ai toujours continué à bosser et à me concentrer sur mon travail. J’essaye de ressortir du positif de cette expérience. La page de Montpellier est tournée.
« En contact avec l’Entente SSG »
Pourquoi être resté la saison dernière à Montpellier alors que vous ne jouiez pas ?
Je revenais de prêt, le coach avait déjà son groupe et on avait cinq gardiens dans l’effectif. Je n’avais pas trop de contacts en début de saison et je me suis servi de cette saison pour bien me préparer pour maintenant. Et aujourd’hui physiquement, je suis vraiment opérationnel.
Est-ce que vous avez eu des contacts durant cette dernière saison ?
J’ai eu quelques touches. Il y a eu le club grec de Panionios en janvier mais c’est arrivé trop tardivement. Même chose avec Martigues, ça ne s’est pas concrétisé.
Et aujourd’hui ?
Je suis un peu superstitieux alors je ne dévoilerai pas tout. J’ai des contacts avec l’Entente SSG. J’ai rencontré les dirigeants et leur discours m’a plu. C’est un club qui relance beaucoup de joueurs et le challenge sportif est motivant. C’est en région parisienne, pas loin de chez moi. Donc pourquoi pas. J’ai aussi quelques touches à l’étranger. J’espère que ça va aboutir.
Est-ce que vous pensez toujours à la sélection ivoirienne ?
Oui, dès l’instant que tu as un club et que tu joues, c’est envisageable. Aujourd’hui, c’est tout à fait logique que je ne sois pas retenu. La sélection reste dans un coin de ma tête.