Mardi matin, André Ayew avait les honneurs de la presse nationale pour la présentation du match Arles-Avignon Dijon. Si les deux villes regroupées dans un club ont connu le passage de grandes stars historiques (des Papes en passant par Jules Cesar), un champion du monde de foot à Arles-Avignon, ce n'est pas tous les jours qu'on en verra. Mais le papier paru ne l'a pas ravi. Et surtout, il a dû faire hérisser pas mal de cheveux sur la tête des dirigeants de l'ACA. Et pour cause : le joueur prêté par Marseille laissait entendre qu'il partirait bien dès le mois de janvier vers un club plus huppé afin de gagner sa place en sélection A du Ghana pour la CAN et la Coupe du Monde. Mardi, après un match moyen face à Dijon, le fils du grand Abedi Ayew, mieux connu sous le nom d'Abedi Pelé, a tenu à rectifier le tir. Il se serait mal fait comprendre par la journaliste. Non, pour lui, il n'est pas question de s'envoler dès le Mercato hivernal. Non, ses valises ne sont pas prêtes. Oui, il sera toujours à l'ACA fin janvier 2010
Sous contrat avec Marseille jusqu'en 2011 et prêté jusqu'en juin 2010 à l'ACA, le gaucher passé par Lorient, également en prêt, voulait juste dire que son passage à Marseille, lui, était bien fini. Didier Deschamps, dès son arrivée, lui a signifié qu'il ne comptait pas sur lui. Après avoir été en contact avec des clubs allemands, sans finaliser le deal, il a été prêté en fin de Mercato estival dans le club promu en Ligue 2. Alors Ayew explique clairement sa pensée : « Au point de vue personnel, il y a eu des choses d'écrit mais ça arrive. Je voulais juste mettre les choses au clair. Je n'ai pas dit que je voulais partir d'Arles. En fait, j'ai un bon de sortie avec Marseille (ndlr : ce que le club réfute). Je suis dans ma continuité. Si je quittais Marseille, ça ne veut pas dire que je quitterais Arles. »
Son papa, rencontré il y a quelques semaines à Marseille en marge de Marseille-Milan, nous avait confié qu'André « avait fait le bon choix d'aller une saison en Ligue 2 ». Pour le champion d'Europe 1993 avec l'OM, il fallait que le garçon gagne du temps de jeu à l'échelon inférieur pour progresser. Son passage en L2 lui montre aussi l'envers du décor. Dans des petits stades, André Ayew doit démontrer qu'il est supérieur à la moyenne techniquement chaque semaine. Et son statut conjugué de « fils de » et désormais de champion du monde des moins de 20 ans lui amène une pression supplémentaire. S'il parvient à résister à cela et à aider son club actuel à se maintenir dans le haut du tableau, « A.A. » aura franchi un palier à coup sûr. En tout cas, il compte bien le faire sur les bords du Rhône. « Malgré la fatigue, on me fait toujours confiance ici, lâche-t-il, souriant. Je me sens bien et je n'ai aucune envie de quitter Arles. Je m'éclate vraiment. Les coéquipiers sont merveilleux. On est bien dans le championnat et on joue ensemble. Quand on a des moments difficiles comme ce mardi contre Dijon, on s'accroche tous ensemble. Le coach est avec nous. Le président est derrière nous et nous aide. Je suis vraiment content. » Mardi, lors d'Arles-Avignon Dijon, le plus beau tir du match, c'est André Ayew qui l'a signé. En salle de presse
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS Le contacter
Paris365
le 10/02/2012 à 06h18 - Super League
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