Maxime Brillault, Libourne Saint-Seurin pointe à la dix-neuvième place du classement à trois journées de la fin de la saison. Comment abordez-vous cette dernière ligne droite ?
Il nous reste trois matchs décisifs, trois matchs à ne pas perdre. Depuis le début de la saison, on a jamais enchaîné trois victoires consécutives, mais c’est le moment ou jamais. De toutes manières, on a la mission de batailler jusqu’au bout pour sauver le club. On doit montrer à tout le monde qu’on a le niveau pour rester en Ligue 2. Après, on fera les comptes à la dernière journée.
Vous comptez six points de retard sur Amiens, le premier non-relégable. Vous y croyez toujours ?
Les carottes ne sont pas encore cuites. On est des compétiteurs. On ne peut se permettre de lâcher. On doit toujours relever la tête, même si ce n’est pas évident. On est obligés de défendre notre place en Ligue 2. On aura besoin d’un faux-pas de nos concurrents, mais on y croit toujours.
Moralement, comment vivez-vous cette période ?
Ce n’est pas facile. Il y a plusieurs paliers dans le football. Ce n’est pas évident de jouer le maintien. Il faut constamment se remettre en question. Il faut toujours se battre, mais c’est pareil dans l’autre sens quand vous êtes le champion, l’équipe que tout le monde veut battre. Au final, on ne peut pas se plaindre. Quand vous choisissez une carrière de footballeur, vous savez que le chemin peut être semé d’embûches. Et, aujourd’hui, c’est le cas. Ça forge le caractère.
Ces derniers mois vous avez, tout de même, montré que cette équipe valait mieux qu’une avant-dernière place, non ?
Depuis début décembre, on montre un autre visage. Dommage que le championnat n’ait pas débuté à cette période… En début de saison, il y avait un mécanisme qui ne fonctionnait pas. On a pris beaucoup de retard. Après, le Mercato nous a fait beaucoup de bien, mais ce n’est pas encore suffisant.
Malgré les difficultés, le groupe est-il toujours soudé ?
On a la chance d’avoir un groupe solidaire avec une bonne ambiance. En plus, on a tous envie de prouver qu’on mérite d’être en Ligue 2. Personne ne lâche. En plus, l’entraîneur maintient le cap. Il garde tout le monde sous pression. On va se battre jusqu’au bout.
« Donner le maximum collectivement pour ressortir individuellement »
Paradoxalement, individuellement, vous semblez sortir du lot. Quel regard portez-vous sur votre saison ?
J’ai joué un bon nombre de matchs (ndlr : 28 titularisations en Ligue 2). On m’a fait confiance. C’était important de prouver, et de confirmer pour cette deuxième saison chez les professionnels. Mais je n’oublie pas que l’objectif reste, avant tout, collectif avec le maintien. Et, aujourd’hui, il nous reste encore un exploit à réaliser pour y parvenir. Il faut donner le maximum pour ce club, qui reste un tremplin pour des joueurs qui cherchent du temps de jeu ou se relancer.
On évoque des intérêts de Marseille, Bordeaux, Auxerre et Lille. Qu’en est-il ?
C’est toujours valorisant d’entendre que de grosses écuries vous suivent. Mais il faut garder la tête froide. Il faut s’en servir pour y trouver de la motivation, mais je ne m’enflamme pas. Il n’y a encore rien de concret. Ce sont simplement des dossiers qui avancent. J’en ai juste entendu parler. Il faut que je continue à bosser. Donner le maximum collectivement pour ressortir individuellement.
Vous n’en avez pas discuté avec certains de vos anciens coéquipiers, comme Mathieu Valbuena ?
(Sourire) Il y a effectivement quelques joueurs qui sont partis à l’Olympique de Marseille avec, plus ou mois, de réussite. Après, on sait que les dirigeants phocéens ont un œil particulier sur Libourne Saint-Seurin. Les deux clubs ont de très bonnes relations depuis un moment.
Lorient serait, tout de même, particulièrement intéressé, non ?
Je n’en sais pas plus. Je peux juste dire que des clubs viennent voir nos prestations (ndlr : le PSG devrait également l’observer en cette fin de saison). Aujourd’hui, priorité au maintien. On pensera au reste à la fin de la saison, en espérant que Libourne ait assuré son maintien.