Cédric Fauré, le Stade de Reims n’a plus grand-chose à espérer en cette fin de saison, non ?
Effectivement, mais on a encore des choses à craindre. On a encore besoin de quelques points pour assurer définitivement notre maintien. A l’heure actuelle, on est encore dans le doute avec quarante et un points. Il nous reste trois matchs pour se mettre vraiment à l’abri. La prochaine réception de Clermont est très importante.
Une victoire vous permettrait de tirer un trait sur une saison galère…
Ce n’était pas la saison que j’attendais. On est forcément déçus lorsqu’on passe à côté. Je pensais qu’on avait les moyens de faire quelque chose de mieux, voire de remonter en Ligue 1. C’est rageant.
Que s’est-il passé ?
On n’a pas été épargnés par les blessures. Je pense notamment à Kossi Agassa, qui souffre d’une rupture du tendon d’Achille. C’est vraiment une saison noire pour le club. Il y aussi eu des faits de match qui ne nous ont pas été favorables. J’espère que le club en retiendra les leçons.
Le club est-il suffisamment costaud pour s’en remettre ?
J’ai confiance. Avec le stade, ainsi que le centre de formation, en approche, le club est sur la bonne voie. Un jour ou l’autre, le Stade de Reims retrouvera sa place en Ligue 1. C’est sûr.
La prochaine intersaison s’annonce, toutefois, délicate. Outre le départ annoncé de Thierry Froger, on évoque également ceux de nombreux dont, Julien Féret… Cédric Fauré…
Il va y avoir beaucoup de choses à gérer. Je ne sais pas pour les autres mais, personnellement, j’ai exprimé mon souhait de passer à autre chose, de partir. Il faut dire qu’on n’est jamais parvenus à un accord pour que je prolonge mon contrat (ndlr : l’ancien Toulousain est sous contrat jusqu’en 2009). Je suis déçu. Je pensais que j’étais important, mais il n’y a pas d’accord. Le club avance que les négociations ne sont pas rompues, mais je n’ai pas de nouvelles. Maintenant, je suis obligé de prévoir un éventuel départ.
« Le Havre ? J’en ai entendu parler »
Individuellement, quel regard portez-vous sur votre saison ?
J’ai marqué quinze buts jusqu’à maintenant. Ce n’est pas mal. J’espère encore inscrire quelques-uns, et je vais tout faire pour. Avec Grégory Thil, on est dans deux équipes de queue de peloton, mais les buts suivent. C’est étrange. Malgré les difficultés du club, je suis relativement satisfait de ma saison. Guillaume Hoarau ? Il est hors concours (sourire). Il a vraiment explosé. Il fait une grosse saison.
Quelques clubs de l’élite, dont Auxerre, Caen, Lorient et Strasbourg, se pencheraient sur votre cas. Qu’en est-il ?
J’ai appris ça, mais j’ai demandé à mon agent de ne pas trop me tenir au courant. Je préfère attendre la fin de saison pour y penser, une fois que le Stade de Reims sera sauvé.
Les dirigeants havrais feraient, tout de même, une affaire en s’attachant les services de la doublette Cédric Fauré-Julien Féret, non ?
C’est vrai, j’ai entendu parler de ce club. Julien aurait également été approché. C’est une bonne chose. On n’en a pas parlé ensemble, mais ça pourrait être une bonne affaire pour tout le monde (rires).
Avez-vous un sentiment de revanche à l’idée de retrouver la Ligue 1 ?
Si j’avais le bonheur, et la chance, de retrouver la Ligue 1, j’essaierais de prouver à tout le monde que mes dix buts à Toulouse n’étaient pas le fruit du hasard. J’ai des qualités, et notamment celles me permettant de jouer à cet étage. J’espère trouver un club qui me fera confiance. Sinon, il y a aussi des touches en Ligue 2 (ndlr : Montepellier serait très intéressé).