Modeste M’Bami, tous les joueurs marseillais parlent d’une préparation difficile pour les organismes. Confirmez-vous ?
Oui, ça commence à être difficile. Mais ce sont les derniers réglages avant le début du championnat et on doit en passer par là. On a fait une bonne préparation et c’est toujours important pour tenir toute une saison. Désormais, on va intensifier le travail tactique.
On a parlé de votre départ au début de l’été. Mais vous êtes toujours là. L’idée d’un transfert est-elle écartée ?
Je vis l’instant présent. Je travaille pour tenir ma place le 9 août mais rien n’est écarté. Je ne dis pas ça parce que je suis mal à Marseille ! Mais ça fait huit ans que je suis en France. Il me reste une année de contrat donc c’est à moi de prendre une décision. Et je n’écarte rien.
Eric Gerets ne semble pas très chaud à l’idée de vous laisser partir…
Je ne sais pas ce que pense l’entraîneur. Et ce n’est pas dans mes habitudes de discuter avec mes coachs. Quand j’ai un message à faire passer, je le fait sur le terrain. Maintenant, si Eric Gerets compte sur moi et qu’il veut me garder, ça me fait plaisir parce que c’est un grand professionnel.
« Tant que les matchs n’ont pas débuté, tout va bien »
Et comment vous sentez-vous ?
Je sens que cette saison, s’il n’y a pas de blessure, je vais être encore mieux que la saison dernière. Quand je suis arrivé à Marseille, je n’étais pas dans de très bonnes dispositions. Je ne connaissais personne et il a fallu que je m’adapte. Aujourd’hui, je suis ici comme chez moi. Je connais tout le monde donc je suis plus libéré.
La concurrence s’annonce-t-elle difficile ?
Lorsque tous les postes sont doublés, ça te pousse plutôt à te surpasser pour donner le meilleur de toi-même. L’entraîneur ne compte faire de cadeaux à personnes. Ceux qui vont débuter à Rennes auront vraiment mérité de débuter le championnat. A part Steve Mandanda qui est sûr de jouer, personne ne peut dire qu’il va avoir sa place. Mais c’est positif. Au milieu de terrain, on est quatre bons joueurs et je fais tout pour être prêt le jour J. Mais c’est à l’entraîneur de faire ses choix et de les assumer.
Tout le monde dans ce groupe est-il prêt à accepter les choix d’Eric Gerets ?
Le groupe vit bien. Mais la semaine prochaine, ça va être très difficile pour l’entraîneur. Même si c’est le sport de haut niveau qui exige cette concurrence, ça va commencer à gueuler lorsqu’il va communiquer son équipe. Moi, j’attends le début de la saison et les premiers matchs pour voir comment ce groupe va réagir. Tant que les matchs n’ont pas débuté, tout va bien. Mais après, il y aura la première défaite, les premières difficultés, le premier match raté à domicile, la première chanson « Aller les chèvres »… Entendre ça quand vous jouez chez vous et que vous êtes nouveau à l’OM, ça vous fait tout bizarre et ça vous coupe les jambes. Alors c’est là qu’on va juger de la force de ce groupe. Mais j’ai confiance. Et on a déjà averti les nouveaux…
De notre correspondant à Marseille, Christian RODAT