Pape Diouf est revenu sur le refus de l’Olympique Lyonnais de céder Hatem Ben Arfa au club marseillais, sur le site du club (www.om.net). « Premièrement, il y a eu comme une grogne en interne à Lyon qui était menée par certains collaborateurs de Jean-Michel Aulas lui reprochant de s’être séparé d’un joyau. Deuxièmement, il était reproché d’avoir mal négocié et, troisièmement, un reproche qu’il se faisait à lui-même, à savoir une bévue administrative de ses services qui n’ont pas, à l’heure de la négociation, tenu compte de cette clause donnant au joueur un intéressement de 10% sur le montant du transfert. A partir de là, Jean-Michel Aulas était pris dans le piège et ne savait plus comment s’en sortir, sinon par le réflexe qu’il a eu hier (samedi) de faire des déclarations à l’emporte-pièce. » S’il affirme ne pas avoir de problème avec Hatem ben Arfa, Pape Diouf établit la division de deux groupes : « ceux qui pensent que Aulas, de par la puissance qu’on lui prête, peut faire n’importe quoi quitte à utiliser le mensonge, l’omission et l’intrigue. Puis, il y aura ceux qui pensent qu’il doit y avoir une équité sportive ».
« Dans un souci d’apaisement, de trouver une solution et de donner à Ben Arfa la possibilité de venir ici dans la sérénité plutôt que dans la turbulence, j’ai appelé Jean-Michel Aulas vendredi à près d’une heure du matin. Je lui ai fait la proposition suivante : «Jean-Michel, il faut que nous sortions de l’ornière.» A ce titre, j’étais prêt à faire un effort, c'est-à-dire à prendre en charge au moins la moitié de la somme en litige qui est de un million et demi d’euros. Cela, histoire de rapprocher les positions et de sortir de ce casse-tête chinois. Il semblait tout à fait ravi de ma proposition et s’en est réjoui en me promettant de me donner sa réponse le lendemain, après avoir consulté les membres de son board. Le lendemain, plutôt qu’un appel de la part de Jean-Michel Aulas, c’est un appel de l’un de ses sbires que nous avons eu. Lequel changeait radicalement la donne et nous faisait des propositions carrément fantaisistes. A ce moment-là, j’ai compris que Jean-Michel Aulas était dans une politique de destruction et de remise en cause totale d’un accord qu’il avait pourtant entériné. Je n’ai donc pas été surpris de sa réaction samedi à travers ce communiqué qui n’était qu’un catalogue d’omissions, de mensonges et d’interprétations fallacieuses. »
NC