Eric Chelle, quel regard portez-vous sur le match nul concédé face au LOSC (0-0, 28eme journée de L1), samedi dernier ?
Ce n’est pas un mauvais résultat. Les deux équipes se sont procurées des occasions mais ça n’a pas voulu nous sourire. On devra s’en contenter.
Dernièrement, Valenciennes semble payer son manque d’efficacité offensive. Qu’en pensez-vous ?
Avant, on marquait beaucoup de buts mais on en prenait également pas mal. Aujourd’hui, il ne faut pas oublier que nos attaquants font un gros travail défensif. C’est normal que leur rendement offensif puisse s’en ressentir. Lors de nos deux dernières rencontres (Ndlr : deux matchs nuls et vierges), on a toujours eu l’occasion de plier le match dans les dernières minutes mais ça n’a pas marché. Ce n’est pas par maladresse mais plus par manque de fraîcheur physique. Je ne pense pas que l’on soit en difficultés. C’est une question d’équilibre. J’espère qu’on va rapidement se reprendre pour glaner les derniers points nécessaires à notre maintien.
Comment abordez-vous le prochain déplacement au Parc des Princes, samedi ?
Ça va être difficile. On n’est pas très loin de la zone rouge. On doit faire attention. Cette rencontre doit nous permettre de les garder à distance. On doit ramener quelque chose. Je sais que le Paris Saint-Germain est en difficulté. Mais ça nous ferait quand même plaisir de ramener les trois points de la victoire du Parc des Princes.
Cette rencontre constitue-t-elle une revanche par rapport au dernier match de Coupe de la Ligue (défaite 4-0 en quarts de finale) ?
Non, pas du tout. Ça arrive de se prendre une « dérouillée » (rires). Ils avaient fait leur match. De notre côté, on n’avait pas été terrible. Là, c’est différent. Il y a trois points en jeu. On aura sûrement une petite pensée pour ce match, mais il ne faut pas se prendre trop la tête. Il faut aller de l’avant. On doit se mettre dans les meilleures conditions pour faire un résultat.
Que vous inspire un match face à une équipe du Paris Saint-Germain qui ne pointe qu’à la dix-septième du classement ?
Ça fait bizarre. Le PSG reste une grande équipe, un grand club. Ils ont tout de même de « gros » joueurs avec un entraîneur renommé. J’espère qu’ils arriveront à se maintenir mais après nous (sourire).
« Il faut que je montre à mes coéquipiers que je suis toujours là »
Comment voyez-vous cette fin de saison ?
Il faut assurer le maintien le plus rapidement possible. Après, il faudra évidemment essayer d’avoir le meilleur classement, aller plus haut. Il faut avoir un minimum d’ambition quand on joue au football.
Personnellement, vous n’avez pas été épargné par les pépins physiques cette saison. Comment l’avez-vous vécu ?
Ç’a été une saison galère. J’ai enchaîné les blessures. Là, je suis en train de revenir. Je ne suis pas encore à mon meilleur niveau. Mes coéquipiers m’aident mais ce n’est pas évident. Mais je suis déjà content de retrouver les terrains. Je vais essayer de finir la saison avec mes camarades. Et on verra pour la suite.
Psychologiquement, comment s’est déroulée cette période d’inactivité ?
Ç’a été très compliqué. J’ai été en prison pendant six mois. C’était dur de voir les copains à l’entraînement, en match. Mais ils ont toujours eu une petite attention pour que je ne me sente pas exclu. Mais, maintenant, il faut oublier, et tourner la page.
Il s’agissait pourtant d’une saison charnière d’un point de vue individuel, non ?
Effectivement, c’était une saison très importante pour ma carrière. Mais c’était la saison de trop. Dès le départ, j’avais un mauvais feeling. Et quelque part, ça me donne raison. Mais, maintenant, ce qui est fait est fait. J’assume le fait d’avoir choisi de rester à Valenciennes. Jusqu’à la fin de la saison, il faut que je montre à mes coéquipiers que je suis toujours là.
« Je bénéficie d’un bon de sortie pour la fin de saison »
Comment vivez-vous la concurrence du duo Abdeslam Ouaddou-David Sommeil ?
Je ne dirais pas que ce n’est pas mon problème mais, peu importe les choix de l’entraîneur, je fais toujours le maximum pour l’équipe. Ma seule préoccupation reste de donner le meilleur de moi-même lorsqu’on décide de faire appel à moi. Et puis, Abdes et David sont des amis. Il n’y a pas de problème. Et ça ne risque pas d’arriver.
Avez-vous hâte que cette saison cauchemardesque soit enfin terminée ?
Au contraire, j’ai envie de me défoncer jusqu’à la fin de la saison. Déjà, je vais essayer de ne pas me blesser. On dit aussi : « jamais deux sans trois », mais je ne veux pas y penser (Ndlr : le Malien a déjà été victime de deux vilaines blessures cette saison). Je veux jouer des matchs. Et remercier mes coéquipiers pour leur soutien durant mon absence.
Qu’en est-il de votre avenir au VAFC ?
(Rires) Pour l’instant, je n’ai pas trop la tête à ce genre de choses. Je veux, avant tout, retrouver mon meilleur niveau. Après, si ça doit arriver, tant mieux. On verra en temps voulu.
En avez-vous parlé avec vos dirigeants ?
Je suis sous contrat jusqu’en 2009, mais je bénéficie d’un bon de sortie pour la fin de saison.
Avez-vous déjà évoqué une éventuelle prolongation de contrat ?
Pas encore. Mais je ne sais pas où j’en suis. J’ai envie de partir, j’ai envie de rester. C’est flou. Je n’y ai pas encore réfléchi. Je vais tout donner jusqu’à la fin de la saison. Et on fera le point. On verra si j’ai des propositions du club ou de l’extérieur.