Antoine Kombouaré, peut-on parler d'une victoire avec le cur contre le PSG ?
Oui, avec le cur. Mais aussi avec la qualité de jeu. Même si nous avons eu une première mi-temps difficile car nous avons joué contre une belle équipe du PSG qui nous a posé de gros problèmes d'entrée de jeu. Ils ont ouvert le score et nous nous sommes mis en difficultés. En revanche, nous avons fait une grosse deuxième mi-temps et nous sommes revenus logiquement au score. Ensuite, nous avons fait ce qu'il fallait mais c'est surtout le PSG qui a baissé physiquement comme mentalement. Nous avons fait une grosse performance et c'est la récompense de l'abnégation, la volonté, l'envie de faire un beau cadeau à nos supporters et surtout d'assurer enfin le maintien. En ne devant rien à personne.
A la fin de la rencontre, on a senti beaucoup d'émotion chez vos joueurs mais également chez vous
Oui et j'étais un peu surpris (sourire). Le président m'a poussé un peu mais moi, ce n'est pas ce que j'aime (ndlr : Kombouaré a été emmené au centre du terrain par Francis Decourrière). Bien sûr qu'aujourd'hui, si tout se passe bien, des discussions vont être entamées avec le PSG et j'espère qu'elles vont aller au bout cette semaine. Mais aujourd'hui, il n'y a rien de signé. En tout cas, j'espère que ce ne sont pas des adieux prématurés et c'était un plaisir de vivre ce que j'ai vécu samedi soir, avec de l'émotion bien sûr mais aussi de la souffrance. Car on ne quitte pas un groupe comme ça. J'ai travaillé avec des gars fantastiques et qui ont un mental de fou. Se retrouver aujourd'hui onzième quand on a quinze points à la fin de matchs aller avec cinq points de retard sur le dix-septième
C'est la preuve que les gens doivent nous faire plus souvent confiance, nous laisser travailler et faire le bilan en fin de saison. En tout cas, merci à mes joueurs qui me rendent fier et me comblent après tout ce qu'ils ont montré cette saison. C'est beau.
Attendez-vous désormais un signe des dirigeants parisiens ?
Oui, voilà. C'est clair que la balle est maintenant dans le camp des dirigeants. Moi, je l'ai dit ouvertement : j'ai envie de franchir le palier, envie de goûter à ces matchs où l'on joue pour la gagne et envie d'aller enfin chercher des titres. Car ça fait dix ans que j'entraîne dans des équipes où il faut lutter pour le maintien. J'ai aimé ce que j'ai fait, j'aurais même pu continuer à travailler à Valenciennes avec un réel plaisir. Mais le PSG me montre un intérêt réel. Je suis prêt et j'espère que ce sera réglé cette semaine.
« Paul Le Guen est un super entraîneur »
Que vous êtes-vous dit avec Paul Le Guen à la fin du match ?
Ça ne regarde que Paul et moi. Il y a beaucoup de respect et une amitié profonde. C'est la vie, c'est le football. Si je signe à Paris, c'est un gros challenge qui m'attend. Je suis prêt à relever ce défi. Concernant Paul, il a de grandes qualités et j'espère qu'il va rebondir et aller vers de grands succès car c'est un super entraîneur.
Réalisez-vous que vous allez quitter ce club de Valenciennes et ce groupe avec lequel vous sembliez en totale fusion ?
Oui, bien sûr. Je le répète, je suis surpris. Mais quand je vois cette fin de match et toute l'attention que m'ont prêtée les joueurs et le public, j'ai du mal à me préparer à partir. Maintenant, tant qu'un contrat n'est pas signé, ce n'est pas fait.
Cette victoire vient-elle également comme une réponse aux propos de Jean-Michel Aulas qui avait annoncé que Valenciennes lâcherait un peu ce match ?
J'ai suffisamment épilogué sur le sujet mais je suis triste quand j'entends Jean-Michel Aulas parler de ça. Car ça veut dire qu'il a les idées mal placées. Donc la seule réponse que nous avions à donner, c'était sur le terrain. Le PSG aurait pu gagner car il a fait un grand match et jamais nous n'aurions douté de notre intégrité et de notre loyauté. Mais c'est bien de finir sur cette note et de partir, si ça doit être le cas, avec le meilleur classement possible pour faire entrer de l'argent dans les caisses du club. La saison dernière, nous avions terminé treizièmes. Si nous pouvons terminer à un meilleur classement cette année, j'en serai très heureux.
« Ce sont les joueurs qui font qu'un entraîneur est bon »
Venez-vous de vivre le plus beau des trois maintiens que vous avez obtenus à Valenciennes ?
Pour les gens qui ne me croyaient pas quand je disais que c'était cette saison la meilleure équipe que j'ai eue à coacher, c'est la meilleure des réponses. De toute façon, mes réponses, ce n'est pas dans les interviews que je les donne mais sur le terrain avec mes joueurs. A travers les résultats et les victoires. Je n'ai jamais douté des qualités de mes joueurs et j'ai toujours fait confiance à ce groupe. Il est récompensé aujourd'hui de son travail. Mes joueurs ont été grands, énormes et Valenciennes a enfin aujourd'hui une belle équipe. J'espère que si je suis amené à partir, le prochain entraîneur continuera à travailler avec un groupe comme celui-ci. Et même qu'il l'améliorera. Car ce groupe peut encore s'améliorer et faire en sorte que Valenciennes s'inscrive dans la durée en Ligue 1.
Que retiendrez-vous de ces quatre saisons à Valenciennes ?
L'échange, le partage, la communion avec les joueurs, le staff et le public. Mais de toute façon, c'est comme ça que je conçois le foot. Au-delà de parler de jeu, de tactique et de technique, c'est avant tout des relations humaines et l'envie commune de partager des choses fortes. Si ça marche, ça devient facile sur le terrain. On l'a vu samedi : il y a une réelle envie de se dépatouiller, de se bagarrer et de faire les efforts ensemble. Quand vous êtes entraîneur d'un groupe comme ça, vous n'avez pas grand-chose à faire. Si aujourd'hui on parle de moi, c'est en grande partie grâce aux joueurs. Si je suis sur le devant de la scène, je leur dois à eux et ça me rend fier. Ce sont les joueurs qui font qu'un entraîneur est bon et qu'il a des succès.
Maintenant, il ne vous reste plus qu'un match pour remporter cette fameuse victoire en déplacement après laquelle vous courez depuis le début de la saison
Oui, c'est le deal que nous nous sommes donnés. A savoir qu'il faut être capable d'aller chercher cette victoire. Maintenant, si nous gagnons tous nos matchs à domicile et perdons tout à l'extérieur, faites le compte : ça fait 57 points. Et pour ce total, je signe tout de suite.
Rédigé par Aurélien CANOT Le contacter
Paris365
le 10/02/2012 à 02h28 - Bundesliga
Avec 44 buts encaissés depuis le début de la saison en Bundesliga, Fribourg semble se diriger tout droit vers la relégation. En combien de temps les joueurs de Wolfsburg clôtureront-ils le match ?
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