Sous contrat jusqu’en juin 2013, le milieu de terrain Moussa Sissoko (20 ans) suscite l’intérêt des plus grosses écuries européennes. Auteur de trois buts cette saison en championnat (plus une passe décisive), le Toulousain se révèle aux yeux du grand public. Mais les recruteurs étrangers l’ont déjà repéré depuis belle lurette. Tottenham, Valence, la Fiorentina, le FC Séville, Liverpool ou encore l’Inter Milan se déplacent régulièrement au Stadium pour suivre les prestations de l’international Espoirs français, qui a récemment fêté sa première cape chez les A.
« Dans notre système à un seul attaquant, j’essaie beaucoup de me projeter vers l’avant pour le soutenir, nous confiait récemment le natif du Blanc-Mesnil. J’ai la chance de marquer et j’en suis content. Tout comme je suis content de mon début de saison d’une manière générale. Je me sens plus à l’aise, de mieux en mieux, je me libère plus et suis plus en confiance. Et ça se voit sur le terrain. » La Juventus Turin se penche aussi sur son cas. Accompagné de Renzo Castagnini, Alessio Secco, le directeur sportif de la Vieille Dame, était présent dans les travées du stade de France pour le superviser face à l’Autriche (3-1), mercredi soir. Pour sa première titularisation chez les Bleus, Moussa Sissoko n’aura pas forcément marqué les esprits. Mais le Toulousain continue de gravir les échelons sans calculer. Suffisant pour s’installer sur la durée en équipe de France ? Rien n’est moins sûr. Mais à l’image de son coéquipier André-Pierre Gignac, Moussa Sissoko a décidé de prendre sa chance à bras-le-corps.
« Aujourd’hui, je suis forcément plus à l’aise car ce n’est pas la première fois que je viens. Aujourd’hui, je connais quasiment tout le monde donc c’est plus facile. C’est un deuxième stage plus facile que le premier et je me sens bien dans ce groupe. Ce qui a plu au coach ? Je pense que c’est mon impact physique, ma percussion, ma faculté à jouer vers l’avant, mes appels dans les espaces pour mettre les défenseurs en difficultés, tout ce qui fait ma force quoi. » Il y a quelques semaines, l’Olympique Lyonnais était aussi venu aux nouvelles. Mais Olivier Sadran, le président de l’actuel quinzième de L1, avait aussitôt émis une fin de non-recevoir. Comme ce fut aussi le cas avec André-Pierre Gignac. Le discours pourrait être toutefois différent dans quelques mois. La Juventus Turin, qui a aussi profité du mach de mercredi soir pour observer l’arrière droit Rod Fanni (27 ans, Rennes) et l'attaquant André-Pierre Gignac (24 ans, Toulouse), est donc sur le coup, même si Moussa Sissoko n’a jamais caché sa préférence pour la Premier League.