Johan Elmander a vécu une intersaison chargée. Courtisé par les plus grandes écuries européennes, l'attaquant suédois, âgé de vingt-six ans, a longtemps laissé planer le doute sur son avenir mais le président toulousain, Olivier Sadran, a finalement su trouver les arguments adéquats pour conserver son attaquant vedette. Révélation du dernier championnat, Johan Elmander n'est, de toute manière, pas du genre à forcer la main.
De nombreux recruteurs européens sont certes venus aux nouvelles (FC Barcelone, Valence, Inter Milan, Werder Brême, Tottenham, Manchester United) mais « Jo », auteur de onze réalisations la saison passée en championnat, se donne encore quelques mois avant de faire le grand saut. « Johan doit montrer à tout le monde que ce n'était pas le hasard, explique un proche du dossier. Aujourd'hui, c'est le principal, et incontesté, leader du Téfécé. Cette expérience, malgré la défaite en Ligue des champions, va lui faire le plus grand bien. Dans quelques mois, il sera totalement prêt à rejoindre un des principales équipes européennes. Aujourd'hui, le temps ne presse pas. » L'Olympique Lyonnais a, pourtant, essayé de forcer le destin. En vain.
Il a refusé de prolonger
Avec encore trois ans de contrat au compteur, l'international suédois devrait normalement patienter jusqu'à l'été prochain pour changer d'air mais les dirigeants toulousains ne sont pas dupes. Plusieurs équipes auraient déjà prévu de revenir à l'attaque dès les prochaines semaines. Manchester City, la Juventus Turin, Villarreal, Portsmouth et West Ham n'ont ainsi pas dit leur dernier mot.
Après avoir récemment refusé de prolonger son contrat (à des conditions extrêmement avantageuses), Johan Elmander se sait en position de force mais il a attend le bon moment. "Superman" a disputé le tour préliminaire de la Ligue des champions (face à Liverpool) mais sa cote reste au sommet. Les dirigeants toulousains vont devoir sortir les gros moyens afin de prolonger encore, un petit peu, l'aventure. Elmander n'a pas encore fini de jouer dans la Ville Rose. Il faut en profiter.