Il y a un mois, Ryad Boudebouz pouvait croiser Morgan Amalfitano à Aix-en-Provence, sur le Centre de Z5 de Zinédine Zidane. Tout les Marseillais présents l’imaginaient déjà sous le maillot blanc de l’OM avec l’ex-Sedanais. Un mois plus tard, l’international algérien est toujours Sochalien, faute d’offre ferme. Alors que Modibo Maïga et Marvin Martin ont fait leurs bagages, le milieu offensif est toujours sous le maillot Jaune et Bleu. Avec un tarif de six millions, rares sont les clubs susceptibles de s’aligner. Et Sochaux, qui laisse la porte ouverte, n’a plus l’impérieux besoin économique de laisser partir le joueur.
Alors Ryad Boudebouz va certainement reprendre la saison avec son club formateur et promet dans le quotidien Le Pays qu’il donnera le maximum : « C’est mon club formateur quand même. Je sais ce que je lui dois. Et puis Sochaux, ce n’est pas une punition non plus ! J’ai encore plein de potes dans cette équipe. Je ne vais pas à l’entraînement à reculons. Et si je dois jouer, je serais toujours dans l’esprit. » Une attitude qui tranche avec les agissements égoïstes de quelques Sochaliens l’an passé. Boudebouz, 22 ans, sait qu’il a encore du temps devant lui et que l’intérêt de clubs comme Lyon et Marseille ne s’envolera pas à jamais s’il est performant avec son club.
Reste que s’il est prêt à commencer la saison avec Sochaux, l’Algérien garde un œil sur le marché des transferts. Mais il aimerait ne pas être fixé au dernier moment. Quitter le club est une chose mais s’habituer à un nouvel environnement sportif et social l’inquiète un peu. A tel point qu’il envisage surtout un départ dans l’hexagone plutôt qu’à l’étranger. Si son départ devait se préciser, Boudebouz espère que le mouvement démarrera dès cette semaine pour ne pas être pris de court. En attendant, c’est en Jaune et Bleu que s’écrit l’histoire contemporaine du Lionceau.
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS
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