Morgan Amalfitano, comment abordez-vous la reprise de la compétition avec la réception du Stade Malherbe de Caen pour le compte des 32emes de finale de la Coupe de France ?
On espère que notre seconde partie de saison sera meilleure que la première. On avait mis la barre un peu haut mais, aujourd’hui, on est à notre place. On ne mérite pas mieux. Il ne faut pas se cacher derrière de fausses excuses. Maintenant, on va voir si l’on est capable de faire mieux dans les prochains mois. Face à Caen, c’est un bon match pour voir où Sedan en est réellement. A nous de faire le plein de confiance face à une équipe de Ligue 1. Ça peut nous faire du bien dans l’optique de notre match à Gueugnon la semaine prochaine.
Après votre relégation, avez-vous manqué d’humilité durant cette première partie de saison en Ligue 2 ?
Oui. Notre objectif premier est de remonter en Ligue 1 au terme de la saison mais nous n’avons pas été à la hauteur. On est à notre place. Cette seconde partie de saison doit nous permettre de montrer un tout autre visage. Car Sedan mérite beaucoup mieux.
Personnellement, l’été dernier, on vous a longtemps annoncé sur le départ. Avez-vous eu des difficultés à retrouver la motivation par la suite ?
Quand on est professionnel, il faut être motivé tout le temps. J’avais envie de partir mais ça ne s’est pas fait. Après, je me suis tout de suite remis au boulot. Petit à petit, j’ai retrouvé mes sensations. Cette période va me servir pour le reste de ma carrière. De temps en temps, on croit que les choses sont faites mais ce n’est pas forcément le cas. Aujourd’hui, je ne me prends pas la tête. J’essaye de prendre le maximum de plaisir. Et d’aider le club pour qu’on retrouve au plus vite la Ligue 1. Je m’éclate.
A Sedan, vous faites un peu office de pilier. On attend beaucoup de vous, non ?
C’est vrai. L’année dernière, avec l’aide de mes partenaires, j’avais réussi à tirer mon épingle du jeu. Les gens sont de plus en plus exigeants mais je me concentre, avant tout, sur mon jeu et ma progression. En début de saison, la plupart ne devait pas m’attendre à Sedan. J’ai eu un léger contrecoup après la période transferts mais je me suis progressivement remis dans le bain. A 22 ans, j’ai du gérer des nouvelles choses mais ça fait partie du métier. Je vais de l’avant. Je continue à bosser. Et ce qui doit arriver, arrivera.
« On parle effectivement de Lorient, Nice et Toulouse »
Avec les départs de Yohan Lachor et Aleddine Yahia, en attendant ceux de Mansour Boutabout et, peut-être, Romain Sartre, êtes-vous inquiet pour la suite du championnat ?
En début de saison, on devait bâtir une équipe pour remonter immédiatement mais avec tous ces départs, il va falloir encore reconstruire. Ce n’est pas évident mais ce n’est pas de mon domaine. Les dirigeants font leur boulot.
Lorient, Nice et Toulouse seraient très intéressés par votre profil. Que comptez-vous faire au Mercato ?
L’été dernier, j’avais aussi des contacts Nice, Saint-Etienne et Auxerre mais, finalement, je suis toujours à Sedan. Il y avait des contacts assez chauds mais ça ne s’est pas fait. Aujourd’hui, je laisse faire les choses. Je me concentre sur mes performances. Et on verra ce que l’avenir me réserve.
Mais avez-vous envie de quitter les Sangliers ?
Tout le monde sait que j’ai fait le tour de la maison. Ça fait quatre ans que je suis ici. J’ai toujours tout donné pour le club mais il est peut-être temps d’aller voir ailleurs pour que je poursuivre ma progression. J’ai encore une marge de progression importante ? Avec tout ce que j’ai appris ici, je pourrais aller le bonifier ailleurs.
En avez-vous parlé avec vos dirigeants ?
Oui, les choses sont claires.
Quelles sont vos pistes les plus chaudes ?
On parle effectivement de Lorient, Nice et Toulouse. Mais ce n’est pas un sujet facile à évoquer. Mon entourage gère ça. Je ne veux penser qu’au terrain.