Bakary Sako, vous avez signé vendredi matin votre contrat en faveur de l’AS Saint-Etienne. Quel sentiment vous habite ?
De la joie, du bonheur et du soulagement. Saint-Étienne, c’est un club mythique. Franchement, je suis content. C’est l’aboutissement de tout le travail que j’ai effectué. J’en profite pour remercier les entraîneurs qui m’ont fait confiance et qui m’ont permis de progresser. Et mon entourage. Je récolte les fruits de mon travail.
Vous aviez d’autres offres plus intéressantes financièrement à l’étranger. Pourquoi avoir choisi l’ASSE ?
C’est un club où j’avais plus mes chances de pouvoir jouer régulièrement. Mon entourage m’a incité à venir dans ce club. J’ai fait le bon choix.
Vous vouliez changer de monde en jouant au niveau au-dessus. Qu’est-ce qui vous a surpris en arrivant à Saint-Étienne ?
Franchement ? Leur parking. La différence, ce sont d’abord les voitures des joueurs (rires) Plus sérieusement, les grands joueurs que vous regardez à la télévision, et bien vous vous asseyez à côté d’eux dans le vestiaire.
« Le coach, c’est lui le chef »
Avez-vous parlé avec Alain Perrin de la façon dont il allait vous utiliser ?
Oui, il m’a dit qu’il comptait sur moi, sur mes qualités de percuteur, sur ma vivacité… Maintenant, il veut que je me perfectionne sur certains points, que je progresse sur d’autres. A moi de travailler pour essayer de devenir titulaire dans cette équipe pour jouer le plus de matchs possibles.
Alain Perrin a la réputation d’être un peu rigide. Est-ce que ça vous effraie ?
Le coach, c’est lui le chef. Après, si tu es bon sur le terrain, l’entraîneur ne se passe pas d’un bon joueur. Moi, je ferai tout pour être bon. Qu’il soit strict ou pas, j’aurai des chances de jouer si je suis bon.
Vous êtes jeune et n’avez pas vécu les grandes heures vertes mais Geoffroy-Guichard, ça reste un stade mythique pour vous ?
Franchement, je suis pressé de jouer à Geoffroy-Guichard et de découvrir l’ambiance qu’il y a dans ce stade. J’espère être dans le groupe et jouer le 8 août contre Nice. J’ai hâte d’y être.
« J’espère que Saint-Étienne sera un tremplin »
Vous ne vous considérez pas encore comme assuré d’être dans les dix-huit…
C’est normal. On ne débarque pas quelque part avec la grosse tête. J’ai toujours été humble. Je veux continuer à l’être le plus longtemps possible. Franchement, c’est à moi de montrer que je peux avoir ma place.
Vous sortez d’une belle saison en Ligue 2 et d’un beau tournoi de Toulon avec les Espoirs. Etait-ce important de jouer en Ligue 1 avant d’aller à l’étranger ?
J’espère que Saint-Étienne sera un tremplin pour plus tard mais avant, je vais me concentrer sur mon histoire en Vert et faire de mon mieux pour progresser encore. Après, on verra bien ce qui arrivera.
Il y a quatre mois, Erick Mombaerts avait laissé planer le doute sur votre implication. Finalement, après cette histoire, vous avez eu une réaction sur le terrain avec une grosse fin de saison avec Châteauroux et les Espoirs…
A la base, il n’y avait pas trop d’histoires entre le coach Mombaerts et moi. Quelques médias avaient envenimé les choses. Mais il n’y a jamais eu de soucis avec le coach Mombaerts. Je l’apprécie en tant que coach et en tant qu’homme. J’avais dit alors que je prouverai que j’avais ma place dans son équipe. J’ai réussi à le faire sur le terrain avec Châteauroux. Ensuite, j’ai essayé de faire le meilleur tournoi de Toulon possible pour me mettre aux niveaux des autres qui jouent en Ligue 1.