Il fallait bien que cela arrive. Samedi, à Bordeaux en Coupe de France, Sébastien Grax a débuté un match sous le maillot stéphanois. Mais une première titularisation qui n’a pas fait revenir l’attaquant des Verts sur sa décision. Grax l’a annoncé après cette qualification en Gironde : il veut partir cet hiver. Récemment, dans les colonnes des DNA, le joueur, arrivé durant l’été dernier, avait déjà fait clairement comprendre qu’il ne se contenterait plus de son statut de remplaçant à Saint-Etienne. « Je vais demander à rencontrer les présidents pour me faire prêter. Cette situation est pénible à vivre. J’ai besoin de jouer et j’ai envie de prouver que je peux encore être utile. » Message reçu par Alain Perrin qui a livré immédiatement sa réponse : « Je suis disposé à le prêter. »
C’est donc bien la première fois que Perrin et Grax auront été sur la même longueur d’onde. Car l’entraîneur stéphanois, arrivé le 12 novembre dernier, ne se sera jamais appuyé sur l’ancien meilleur buteur de Sochaux, contraint de s’exprimer en réserve ces derniers temps (ndlr : quatre buts). Pas plus d’ailleurs que ne l’avait fait son prédécesseur sur le banc de l’ASSE, Laurent Roussey. Mais contrairement à Perrin, c’est en pleine ère Roussey que Grax avait débarqué chez les Verts. A l’arrivée, le résultat a été le même pour l’ancien Monégasque, uniquement entré en jeu à sept reprises depuis le début de la saison en championnat. « Avec Roussey, je ne jouais pas non plus. Mais pas pour des raisons sportives, techniques ou tactiques. Il ne me voulait pas mais il n’a jamais eu le courage de me le dire en face lorsque j’ai signé mon contrat. C’est cela que je n’ai pas apprécié chez lui. » En revanche, s’il y a bien un entraîneur avec lequel Sébastien Grax n’a pas de problèmes c’est Jean-Marc Furlan.
Aujourd’hui à Strasbourg, Furlan, qui avait révélé l’ancien Monégasque à l’ESTAC, souhaiterait compter de nouveau sur Grax. « Jean-Marc Furlan m’a demandé si Strasbourg pouvait être pour moi un challenge intéressant à relever, reconnaît Grax. Je le connais bien. Il m’a lancé dans le grand bain avec Troyes. Je lui dois beaucoup. Ça a tellement bien marché avec lui que j’ai demandé à Monaco de me prêter une saison de plus à Troyes. Il me reste deux ans et demi de contrat mais j’espère que le club saura se montrer compréhensif. » Grax, qui a marqué 25 buts en deux saisons passées sous les ordres de Furlan, constitue la priorité de recrutement du RCS. Mais du côté d’Auxerre également, Jean Fernandez serait prêt à accueillir l’attaquant de 24 ans barré par Gomis, Mirallas, Ilan et Gigliotti. Nantes, Valenciennes et Le Havre, lancés tous trois sur la piste d’un attaquant, auraient également des vues sur Grax, qui pourrait peut-être retrouver en janvier le plaisir de jouer. En Ligue 1 ou en Ligue 2 puisque pour le Stéphanois, « Strasbourg est aussi un club de L1 »…