Jérémie Janot ne souhaite pas pour le moment s’exprimer. Homme de parole et de paroles, le gardien stéphanois garde en lui sans doute un peu de colère froide. Lui dont on parlait en équipe de France il n’y a pas si longtemps n’a finalement jamais fréquenté les Bleus. Il n’est d’ailleurs plus le gardien des Verts, même si Laurent Roussey s’est plu à dire récemment que Janot et Viviani partaient sur la même ligne pour la place de numéro un cet été. Mis sur le banc en fin de saison dernière par Laurent Roussey, qui lui préfère Jody Viviani, Jérémie Janot n’a pourtant semble-t-il plus vraiment d’avenir dans le Forez malgré un contrat courant jusqu’en juin 2010. Mais pour le moment, il est toujours là, travaillant au Chambon-sur Lignon avec le reste de l’effectif…
Comme Ilan, Guarin, Lasse Nilsson, Tiéné ou Douala, tout porte à croire qu’il devra faire ses bagages : ils font tous partie des victimes de la refonte de l’équipe de Roussey lors de la seconde partie de saison. Ces joueurs, contrairement à Landrin qui vient d’obtenir la prolongation de contrat tant espérée, ne recevront pas l’appui du successeur d’Ivan Hasek. L’entraîneur stéphanois préfère en effet s’intéresser au cas de Geoffrey Dernis ou au recrutement d’un défenseur central. Le cas Janot, sorti de l’équipe sur blessure, ne fait pas pour le moment partie de ses pensées immédiates, même si le coach attendrait les matchs amicaux pour faire son choix. Mais remettre Janot en pole serait un terrible coup dur psychologique pour Viviani. De toute manière, malgré la mentalité exemplaire des deux goals, l’un d’eux sera sévèrement touché par le choix de Roussey. Et le mental, chez un gardien, c’est primordial.
Le problème pour Jérémie Janot (31 ans en octobre), c’est que le temps presse. Avant le 17 août, fin du marché des transferts en France, Janot devra trouver une cage à garder. Valenciennes, sa ville d’origine où il aurait aimé jouer, va prolonger Penneteau. Dans son Nord natal, Janot peut toujours regarder du côté de Lille, depuis longtemps intéressé. Mais le départ problématique de Tony Sylva, sans l’accord de son club, a sans doute freiné les contacts établis depuis longtemps avec le LOSC. En attendant, Lille, qui ne compte que sur Malicki et Oukidja dans le but, semble être le terrain d’atterrissage le plus sûr pour Janot. Ailleurs, la piste grenobloise a du plomb dans l’aile. Nice va pour sa part recruter un portier colombien. Quant à Toulouse et Rennes, ils sont bien pourvus, comme la grande majorité des clubs. Reste la L2 où Lens ne serait pas contre un renfort dans le but. Ou l’étranger. Janot, lui, va bientôt parler. On devrait donc vite en savoir un peu plus.
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