Laurent Roussey, quel regard portez-vous sur ce match nul obtenu face au Paris Saint-Germain (1-1) ?
On a eu des situations favorables. On a mené au score, mais ça aurait pu tourner dans les deux sens. L'égalisation a soulevé le Parc des Princes, et il y a avait de la folie dans les dernières minutes. Avec un peu plus de maturité, on aurait peut-être pu faire faire mieux, mais on continue de grandir. Un point de pris ou des points de perdus, on verra cela la semaine prochaine. L’idéal serait de l’emporter face à l’AS Monaco afin de faire la fête avec Geoffroy-Guichard. En cas de victoire, et de bon résultat de Lorient face à Lille, on espère également arracher cette cinquième place. On est ambitieux (sourire).
Mais vous faites une mauvaise opération au classement, non ?
On était la seule équipe à se déplacer. En plus, c’était au Parc des Princes face à une équipe qui avait absolument besoin de points. Une mauvaise opération ? On ne le saura que la semaine prochaine. Il faut être patient.
Seriez-vous déçu de terminer à la 6eme place du classement ?
Oui, c’est ce sentiment que l’on aura si une victoire face à l’AS Monaco ne nous permet pas de terminer à la cinquième place. Je pense notamment au match de Lille (ndlr : 0-0, 36eme journée de Ligue 1) où l’on méritait bien mieux. Après, une sixième place n’aurait bien de déshonorant. On la jouera la Coupe Intertoto.
Cette année, votre équipe a eu beaucoup de mal à trouver la bonne carburation avant de finir la saison en boulet de canon (5 victoires et 4 nuls sur les 9 dernières journées de championnat). N’éprouvez-vous pas des regrets ?
Quand vous connaissez les mécanismes pour créer un nouveau groupe, une nouvelle dynamique, ça demande un certain temps. Aujourd’hui, on a la chance que ça fonctionne. C’est déjà une très bonne chose de faite. C’est très intéressant pour la saison prochaine. Ce groupe est jeune. Pour six, sept joueurs, c’est leur première saison complète en Ligue 1. Ils sont jeunes, il y a de la qualité. En recrutant intelligemment, on peut espérer faire quelque chose.
« La saison prochaine ? Ce sera avec moi ou un autre »
On a le sentiment que vous n’êtes pas encore assez tueur…
Ça fait partie de l’apprentissage. Je pense notamment à Bafé (Gomis) qui doit encore travailler son pied gauche. Avec Lille, ça fait deux matchs où il se procure des occasions, mais sans réussite. On va le travailler. La saison prochaine…
Plusieurs de vos joueurs (Viviani, Sall, Landrin, Gomis, Ilan, Gigliotti, Feindouno) sont annoncés sur le départ. Ce groupe ne risque-t-il pas d’exploser ?
Oui, mais c’est comme tous les clubs médiatiques. On entend beaucoup parler. Mais on est dans une logique de cohérence. On sait ce que l’on veut. On devra garder nos principaux éléments, et recruter pour amener davantage de qualité à certains postes.
Personnellement, êtes-vous fixé sur votre avenir ?
Je suis entraîneur, je travaille. Je gère mon groupe jusqu’au 30 juin. Je suis dans la position d’un entraîneur qui peut rester ou pas. Il faudra également faire un bilan. Et dire aux dirigeants comment la saison s’est déroulée. Ce qui a été fait, mal fait ou pas fait. Ainsi que les possibilités à venir. Après, on verra si ce sera avec moi ou un autre.
Une qualification européenne pourrait-elle accélérer le processus. Individuellement mais également pour conserver vos cadres ?
Il faut voir avec les dirigeants, les responsables. C’est à eux de répondre à se genre de questions.
Du côté des arrivées, on parle notamment de l’arrivée du Manceau Daisuke Matsui, dont le contrat expire en juin prochain…
C’est un nom qui circule, mais je n’en sais pas plus. Aujourd’hui, j’ai un groupe à disposition, et laissez moi terminer la saison. On a encore un gros match à faire.
Recueilli par Ignazio Genuardi, au Parc des Princes