Le chemin de la rédemption est encore très long pour Yann M’Vila. Et il semblerait que son dernier écart de conduite avec les Espoirs soit la faute de trop pour le public rennais. Un public qui parlait de son international français comme l’un des meilleurs au monde à son poste. Et qui le siffle désormais quand il rentre en huitième de finale de la Coupe de la Ligue face à Arles-Avignon. La chute est vertigineuse. Réintégré au groupe pro par Frédéric Antonetti, M’Vila est entré à la 52eme minute en lieu et place de Jean-Armel Kana-Biyik en défense centrale. Un poste inhabituel, histoire de compliquer un peu plus le retour sur le terrain du natif d’Amiens. Sa prestation, sobre et efficace, n’a pas empêché une partie du public rennais de siffler l’ancien chouchou du Stade de la Route de Lorient.
Même s’il semblait ne plus y croire, Antonetti a finalement accordé une dernière chance à son joueur. A contre-coeur ou pas… Toujours est-il que la décision du coach rennais est osée, voire incompréhensible pour un bon nombre des fans rennais attachés aux valeurs du club. M’Vila est donc revenu et Antonetti n’a plus d’autre choix que de le soutenir. « Ce n’est pas facile pour lui, la moitié du public l’a sifflé et l’autre l’a encouragé, a expliqué l’entraîneur breton à l’issue de la rencontre. Il nous a apporté beaucoup de sobriété et d’efficacité sur un poste inhabituel pour lui. Il a fait une bêtise. J’espère qu’il a compris. Le Stade Rennais était fier de lui : il faut retrouver cette fierté à travers ses performances. Il faut redevenir le grand Yann M’Vila. »
Antonetti est certes attaché au joueur et fonde de grands espoirs en lui. Mais ce sont bien d’autres arguments qui expliquent ce pardon express. Aujourd’hui, même si la cote du joueur est en chute libre, il reste l’actif le plus côté. Il est donc dans l’intérêt des dirigeants de tout oublier et de permettre à leur joueur de retrouver son niveau pour limiter la casse financièrement dans l’optique d’un départ. Cet été, Frédéric de Saint-Sernin avait refusé une offre de 15 M€ de Tottenham, réclamant deux millions supplémentaires pour couvrir les frais d’agent. Un pêché de gourmandise et surtout une erreur que le président rennais ne devrait pas faire deux fois…
Rédigé par Nizar HANINI Suivre @toto
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