Avec le Paris Saint-Germain, les us de la gestion financière volent en éclats. On savait que le club de la Capitale était en grosse difficulté financière mais de là à emprunter à son propre actionnaire Le Parisien révèle pourtant dans son édition de mardi que les dirigeants du PSG ont emprunté à leur actionnaire principal, Colony Capital, les neuf millions d'euros leur permettant de recruter Mathieu Bodmer (Lyon) et Nenê (Monaco). Cette révélation interne ne fait pas écho aux bonnes prestations du club lors des matchs amicaux de pré-saison et surtout à la nouvelle politique prônée par le président Leproux en terme de sécurité au Parc des Princes. En revanche, elle met un gros point d'interrogation sur toute éventuelle rumeur de transfert. Lors du dernier Mercato estival, Sébastien Bazin, le patron de Colony, avait déjà consenti des efforts financiers pour le recrutement de Christophe Jallet, Mevlut Erding et Grégory Coupet. Mais la saison conclue par un succès en Coupe de France ne l'a pas du tout convaincu.
L'enveloppe allouée aux transferts était donc vide avant même le début du Mercato et chaque décision de l'encadrement parisien pour le recrutement d'un joueur devait être présentée à Sébastien Bazin. Ainsi, c'est lui qui a validé le recrutement du Lyonnais Bodmer et du Monégasque Nene, tout en gardant en tête la nécessité de faire plaisir à des supporters parisiens très en colère vis-à-vis de sa compagnie. Mais étrangement, la firme américaine a cherché des fonds via des banques au lieu de donner directement des liquidités à Robin Leproux. Mais elle s'est heurtée au refus de plusieurs banques de lui prêter de l'argent alors que le club parisien a déjà ouvert une ligne de crédit chez Natixis, gagnée sur ses droits télévision à venir. Depuis plusieurs semaines, Sébastien Bazin tente de trouver des partenaires pour entrer dans le capital du club. En vain Ainsi, une unique solution a été trouvée, à savoir un prêt de Colony Capital.
« L'actionnaire a avancé les premières parties des sommes demandées pour les transferts de ces deux joueurs. Au club, d'assurer ses responsabilités à son tour et de trouver l'argent pour finir de les payer », confie-t-on dans l'entourage de Colony. Si le Paris Saint-Germain ne parvient pas à rembourser cette nouvelle créance, qui pourrait s'amplifier en fonction de l'efficacité ou non des dirigeants parisiens, la firme américaine pourrait rapidement revendre le club, l'année de ses quarante ans d'existence. Et la tâche s'annonce complexe puisque le déficit de la saison passée est estimé entre 26 et 29 millions d'euros. La seule façon de s'en sortir pour le club francilien est la vente des plus gros salaires (Rothen, Kezman ou encore Giuly). Ces trois joueurs ne font de toute manière pas partie des plans d'Antoine Kombouaré, un entraîneur qui doit peut-être se demander combien de temps cette drôle de gestion durera encore...
Rédigé par Pierre GODFRIN Le contacter
Paris365
le 07/02/2012 à 08h14 - Coupe de France
Out de la course au titre, Rennes n'a plus que la coupe de France pour espérer inscrire une ligne de plus à son palmarès. Les Rennais obtiendront-ils leur billet pour les quarts contre Evian ?
Votre commentaire (500 caractères maximum) :
Publicité
Publicité
commentaires