Antoine Kombouaré, êtes-vous prêts pour cette première rencontre officielle avec le Paris Saint-Germain ?
Oui, après pratiquement cinq semaines de préparation, on se sent prêts à aborder le début de la compétition, avec l'envie de réussir et beaucoup de motivation. Et surtout être prêt demain (Ndlr : samedi), à répondre présent le jour J.
Ressentez-vous une certaine frustration de devoir suivre le match depuis les tribunes ?
Ah non pas du tout, je ne vais pas dire que j'ai l'habitude (rires) mais ça ne change pas grand-chose, ce sont les joueurs qui ont les cartes en mains. On va utiliser des talkies-walkies et puis comme parfois ça me gonfle, je me rapprocherai des grilles. Le principal c'est que les joueurs sachent où ils vont puis s'il y a des petits soucis, il y a toujours la mi-temps pour régler les petites choses et donner les dernières consignes.
Comment jugeriez-vous les qualités de votre groupe ?
Je l'ai dit, j'attends les trois ou quatre premiers matchs pour en savoir plus sur la valeur de mon groupe. Mais il est évident que lorsqu'on est le PSG, avec tout le respect que je dois à Montpellier, on a des ambitions, des exigences. C'est-à-dire gagner, tout simplement. Mais pour répondre à votre question, j'attends une équipe qui sera battante jusqu'au bout quand on sera dans la difficulté. C'est là qu'on voit la vraie valeur d'un groupe. J'en ai eu un petit avant goût à l'Emirates Cup contre l'Atletico Madrid où, à 10 contre 11, on est restés costauds et on a continué à jouer. J'aime ces équipes qui ne lâchent pas et qui ne se laissent pas marcher sur les pieds.
Est-ce que ce tournoi vous a conforté dans l'idée que vous aviez votre équipe type ?
Je ne vais pas m'appuyer que sur le tournoi, mais sur tout le travail durant la préparation, et aussi le match contre la Fiorentina qui est intéressant. Après ça ne reste que des matchs amicaux, mais c'est important de s'appuyer sur des oppositions réelles contre des adversaires qu'on ne connaît pas. Maintenant, il y a eu de bonnes choses mais la compétition c'est encore autre chose, c'est trois points en jeu, c'est un classement.
«Je serai gêné de voir mon équipe ne faire que défendre pendant 90 minutes »
Stéphane Sessegnon a dit que vous aviez « un discours de guerrier »
(Il coupe) Mais ça, c'est l'interprétation de Stéphane. Chaque joueur vous dira peut-être les choses différemment. Guerrier dans le sens où il faut se battre jusqu'au bout, ne jamais lâcher, mais après il faut qu'on soit organiser tactiquement, disciplinés, solides. Et puis, il faut qu'on joue. Quand on veut gagner des matchs, il faut marquer des buts et pour cela il faut construire son jeu. Je le dis humblement, il y a un potentiel énorme dans ce groupe. Les joueurs doivent en avoir conscience mais surtout le prouver sur le terrain.
C'est ce qui manquait à cette équipe, de la hargne ?
Je suis venu avec mes qualités et mes défauts, et mes qualités à moi c'est d'aller à la bagarre, de ne pas se faire marcher dessus. Mais attention, il faut avoir envie de jouer aussi. J'aime les équipes qui jouent. A Valenciennes et à Strasbourg, j'avais déjà l'ambition de jouer alors que je n'en avais peut-être pas toujours les moyens. Alors si on est à Paris et qu'on ne se dit pas qu'on vient à Montpellier pour gagner le match, je n'y comprends plus rien.
Y a-t-il une part d'inconnu lorsque l'on débute face à un promu comme Montpellier ?
Oui et non ! Montpellier on les connaît quand même. C'est une équipe basée sur l'engagement avec des duels qu'il faudra gagner. Il y a un contexte qui va être compliqué dans un stade à guichets fermés, mais quand on est au PSG, c'est comme ça partout. Et on y va pour gagner, je serai gêné de voir mon équipe pendant une heure et demie ne faire que défendre.
« On se doit de jouer la gagne contre les plus petites équipes »
Quid du cas Jérôme Rothen ?
Avec Jérôme, on a un deal très simple. Aujourd'hui, il cherche un club avec lequel il aura l'occasion de continuer à jouer dans de meilleures conditions qu'ici. Mais si à la fin du mercato, il n'y a rien pour lui, il sera à ma disposition, voilà. C'est son souhait à lui qui est le plus important. S'il estime que pour lui, la situation est compliquée à Paris, il faut l'aider. Pour cette raison, il n'est pas dans le groupe, il visitera des installations (ndlr : Blackburn).
Si Rothen quitte le Paris SG, avez-vous déjà des noms en tête pour le remplacer ?
J'ai des options. Mais après, c'est encore une fois une question d'argent. Mais n'est-ce pas trop tard aussi ? Plus on attend, plus c'est le risque de voir des joueurs qu'on voulait signer ailleurs ou prolonger.
Vous avez dit que vous iriez à Montpellier pour jouer, avec Valenciennes, vous avez pourtant assez souvent payé cette philosophie
Oui, c'est une marque de confiance que je donne à mes joueurs, mais avec leur valeur, leur expérience, je pense que c'est possible. Quand on fait partie des gros, on se doit de jouer pour la gagne contre les petites équipes. C'est normal et je dis ça avec du respect pour les plus petites équipes.
Avec Benjamin Pruniaux
Rédigé par Rédaction Football365 Le contacter
Paris365
le 10/02/2012 à 05h13 - Super Liga
Invaincu depuis plus de 2 mois, le Sporting Braga est intraitable. Les joueurs de Setubal, derniers de Superliga, s'inclineront-ils logiquement à Brage ? À vous de jouer !
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