De notre envoyé spécial au Parc des Princes
Gregory van der Wiel est donc bien Parisien et officiellement présenté. Et jeudi dans un amphithéâtre du Parc des Princes bien moins rempli et nerveux que lors de la présentation de Zlatan Ibrahimovic, le Néerlandais a fait part sans surprise de son bonheur d’être là, en anglais : « Je savais que le PSG était un grand club et que nous étions en bonne voie pour gagner des prix. C’est un honneur d’être dans cette équipe pour gagner des titres. Je pense qu’ils ont atteint le haut niveau international avec des grands joueurs, ils construisent quelque chose pour gagner des titres. »
Puis, sans entrer dans les détails, le latéral droit s’est présenté succinctement. Sans modèle déclaré, mais se comparant dans le jeu à Dani Alves, le Brésilien du Barça, Gregory van der Wiel se veut « assez offensif, je monte et je centre, je cours beaucoup pour tout faire. Au niveau défensif je me dois de marquer mon joueur mais j’aime être offensif. » L'ancien de l'Ajax ne vient pas pour faire de la figuration : « Je suis venu ici pour jouer et pas pour être numéro 2, il y a Jallet, il y a de la concurrence, et ça me rendra meilleur. Pour le reste je vais mieux mais il faudra voir les prochains jours. Je connais mes qualités e je n’ai peur de la compétition avec personne. » Contre Toulouse, Jallet gardera le flanc droit de la défense. Mais à partir de mardi prochain, la lutte sera acharnée pour être dans le onze.
Pour Leonardo, le PSG et ses joueurs se doivent de vivre avec cette concurrence accrue, ardue. « On est vraiment content de son arrivée, glisse Leo. Il a signé quatre ans, a une grosse expérience, est finaliste de la dernière Coupe du Monde, c’est un joueur de haut niveau international, il apporte sa jeunesse et son expérience. « Grégory, on a pensé à lui depuis six mois. On connaissait sa situation par rapport à l’Ajax. On le connaissait bien, mais ce n’était pas possible à l’époque. Heureusement qu’il y a de la concurrence, c’est exactement ça l’objectif, augmenter la concurrence. On avait en tête deux trois joueurs de Ligue 1, ce n’était pas possible en raison de demandes exagérées. Après, on a trouvé un finaliste de Coupe du Monde, 35 sélections aux Pays-Bas, dont la situation nous a permis de faire ce transfert-là. La vérité c'est que le Mercato est toujours ouvert, c’est toute l’année. On a pensé à lui il y a six mois et il est arrivé maintenant. »
Pour le directeur sportif du PSG, le Mercato est donc officiellement fermé. Il peut donc en tirer un bilan forcément très positif : « C’est toujours difficile quand tu fais un plan de Mercato pour réussir ce qu’on veut. Là on a tout fait avec ces cinq joueurs. Je pense que ça a été un Mercato étudié et réussi. On a réussi à toucher les joueurs qu’on voulait. » Désormais, c’est à Carlo Ancelotti de gérer l’effectif pour qu’il gagne sur tous les tableaux. En doublant tous les postes, le PSG est armé pour être compétitif sur tous les terrains. Aux joueurs d’adhérer au projet, et de gagner. Tout le temps. Et peu importe qui sera sur le terrain au début de match.
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS