Après la mise en évidence des soucis cardiaques de Loïc Rémy, l'Olympique de Marseille a tenté de faire plier Nice. Conscient que l'image du joueur en a pris un coup et que, lors d'un futur transfert, la question de ses petites anomalies cardiaques sera utilisée par le futur club du joueur pour obtenir un prix au rabais, la cellule juridique de l'OM s'est creusée les méninges pour rédiger un protocole d'accord compliqué permettant au club marseillais de se sécuriser sur ce plan, renvoyant les responsabilités de la découverte tardive des soucis du joueur sur le dos du Gym. Les avocats de Jean-Claude Dassier entendaient faire partager les risques d'une vente sans plus-value avec le club azuréen en jouant sur les bonus. Un montage juridique et financier alambiqué qui va dans le sens des intérêts olympiens. Evidemment. Pour forcer Nice à signer ce document, Marseille retenait le premier versement du transfert du joueur international
Mais Nice a décidé de ne pas se laisser marcher sur les pieds et a répondu par la négative au club phocéen. Rémy a été vendu, son contrat homologué, l'OM n'a plus qu'à payer, et s'il ne le fait pas aux conditions initiales, les Aiglons sortiront les griffes. C'est en substance ce qu'a indiqué le directeur général niçois Patrick Governatori dans les colonnes de Nice-Matin : « Ils veulent nous donner un peu plus sur la revente mais diminuer les bonus (ndlr : participation de l'OM à la Ligue des Champions notamment). On n'est pas d'accord. On a refusé leur protocole. Pour nous il est caduc. » Le dirigeant azuréen dit être tranquille. Si l'OM allait au bras de fer, il serait de toute manière payé, via la LFP : « Nous, ce n'est plus notre problème, assure Governatori. On est sûr d'être payé dans trois semaines maximum grâce à cet article. Marseille a fait un battage médiatique pour rien. »
L'article en question sur lequel se base l'OGC Nice est l'article 134 des règlements du championnat de France. Dans ce document touffu, il faut se rendre à la deuxième partie, sobrement intitulée « les joueurs ». Dans la troisième sous-partie, ce court article fait le bonheur de Nice : « En cas de non-paiement d'une indemnité de résiliation dans le cadre d'une mutation définitive, la Ligue de Football Professionnel peut procéder, par compensation, à des prélèvements sur les sommes qui sont dues au club défaillant au titre, notamment, des indemnités de télévision. » Bref, le club azuréen peut très bien attendre tranquillement que les choses se fassent et peut même s'épargner d'alerter l'UEFA qui, au nom de la transparence et du fair-play financier, pourrait, selon Nice, faire retirer au club marseillais sa licence, en vertu du texte 49 « du Règlement de l'UEFA sur l'octroi de licence aux clubs et le fair-play financier ». Même si le doute règne concernant le cas Rémy puisque ce non-versement semblerait délictuel et punissable s'il était constaté d'ici au 31 mars prochain. Si tout ne se réglait pas rapidement, Marseille risquerait alors plutôt une exclusion la saison prochaine. Mais d'ici là, les esprits pondérés auront sans doute trouvé une solution à cet imbroglio
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS Le contacter
Paris365
le 08/02/2012 à 19h40 - NBA
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08/02/2012 | 365 TV / SPORT US - NFL
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