Jacques Rousselot, le président de Nancy, revient sur le départ de son entraîneur Jean Fernandez, qui a résilié à l’amiable son contrat qui courait jusqu’en juin 2015. « Nous avons trouvé un accord acceptable et louable, a déclaré le boss de l’ASNL en conférence de presse. Je suis marqué et très amer. C’est dur de voir votre cadre principal quitter le navire du jour au lendemain… C’est dommage ! Je ne ferai pas d’autres commentaires si ce n’est que Monsieur Fernandez a toujours eu les coudées franches dans le recrutement ou les compositions d’équipes. Avec Nicolas Holveck et Éric Martin, on ne s’est jamais initié dans ses décisions et on a fait ce qu’il fallait pour répondre aux attentes du staff. »
Comme prévu, c’est Patrick Gabriel, le directeur du centre de formation de l’actuelle lanterne rouge du championnat de France, qui va assurer l’intérim contre Lille (20eme journée de Ligue 1), samedi soir. « Quand il y a urgence comme cela, ce n’est pas la peine de discuter, il faut aller au feu, explique le successeur de Jean Fernandez, qui pourrait s’installer durablement sur le banc nancéien. C’est un peu brutal pour tout le monde, mais il faut vite s’adapter. Je suis un soldat du club depuis très longtemps, j’étais un guerrier sur le terrain et je suis prêt à aller à la guerre. »
Malgré le départ de Yohan Mollo (Saint-Etienne) et ceux annoncés de plusieurs autres joueurs nancéiens, dont André Luiz qui va disputer son dernier match contre les Dogues, le club lorrain veut encore croire à l’impossible : le maintien. Quant à un éventuel retour de Pablo Correa (qui serait alors accompagné de Vincent Hognon) ou une arrivée d’Olivier Rouyer, qui a fait acte de candidature, Jacques Rousselot ne préfère pas se projeter. « Aujourd’hui, on va travailler sur ce match très important. On reparlera peut-être de l’avenir après Lille, Nice ou Toulouse. Je n’en sais rien. » Après la vente du club ? A chaque jour suffit sa peine…
Rédigé par Robert LANGER
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