Chris Malonga, terminer dans la première moitié de tableau permettrait-il d’oublier certains moments difficiles de cette saison ?
Nous avons toujours dit que nous voulions viser ce top 10. Malheureusement, à chaque fois que nous avons eu la possibilité de l’atteindre, nous avons loupé le coche. Nous savons pertinemment que nous n’avons pas produit du beau jeu ni fait plaisir à nos supporters à domicile. Donc ça aussi ça fait partie de nos objectifs de cette fin de saison.
Depuis le début de l’année, vous aviez bénéficié fréquemment de la confiance de votre entraîneur, Pablo Correa, mais depuis quelques matchs, vous êtes de nouveau remplaçant…
Oui, c’est exact. C’est vrai que je joue un peu moins en ce moment mais je n’en connais pas les raisons. Ce sont les choix du coach donc il faut les respecter. En plus, l’équipe qui joue en ce moment rend sa confiance au coach donc il n’y a pas lieu de contester. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir toujours autant envie de jouer et d’aspirer à ça. Là, je sens venir la question sur un éventuel transfert donc je vais la devancer (rires). Et sérieusement, je ne me pose pas ces questions-là. J’ai vécu une saison difficile l’année dernière. J’ai joué peu, même très peu, à cause de blessures. Et aujourd’hui, je préfère me focaliser sur mon football et ce que je peux produire sur les derniers matchs qui restent. Et on verra à la fin de la saison.
Cet hiver, pourquoi aviez-vous émis clairement le souhait de partir ?
Oui, c’est vrai que je l’avais clairement dit car à ce moment-là, je sortais d’une saison sans jouer et j’avais vraiment besoin de retrouver le terrain. Et le staff de Nancy ne me le permettait pas. Nous avons donc eu une discussion avec ce même staff. Ça a eu des répercussions puisque j’ai joué ensuite et j’ai montré des choses. Aujourd’hui, c’est moins le cas.
Allez-vous vous baser sur votre temps de jeu d’ici la fin de la saison pour trancher ?
Non, même pas. Car ce ne sont pas les derniers matchs qui vont faire ou pas que j’aurai un avis sur cette question. Aujourd’hui, il me reste un an de contrat. Donc il n’y a pas trente-six solutions. On arrive forcément à un moment clé, à savoir est-ce que je pars ou est-ce que je reste ? Est-ce que le club me prolonge ou pas ? C’est simple : si le club vient vers moi et me fait une offre, je l’étudierai. Mais si je ne reçois pas de proposition de prolongation de Nancy et qu’un club vient me solliciter, on discutera.
« Rennes est un bon club »
A quoi vous attendez-vous ?
Honnêtement, je ne sais pas du tout. L’avenir me le dira. Pour le moment, je préfère ne pas y penser et je verrai le moment venu. J’ai vécu une saison noire l’an dernier et c’est pour ça qu’aujourd’hui, je n’ai qu’une envie : profiter du football et du jeu au maximum. Et on verra ce qu’il y aura à prendre le moment venu.
Si un club comme Boulogne se présente de nouveau, pourriez-vous être intéressé ?
Franchement, mon souhait aujourd’hui est de jouer, de m’éclater sur le terrain. Pour le reste, je n’ai pas de choix précis, si ce n’est une équipe qui me veut vraiment et compte sur moi. Tout simplement. Je ne suis pas dans une situation d’urgence.
Pensez-vous que Nancy compte toujours sur vous ?
Oui, sans prétention aucune, je sais que le club compte sur moi. Si ce n’était pas le cas, Nancy ne m’aurait pas lancé dans le championnat de France. Ça veut bien dire qu’ils comptaient sur moi à la base, ça je ne le renie pas. Mais peut-être qu’ils ont besoin d’autre chose… J’attends de les rencontrer.
Une rumeur vous envoie à Rennes…
Je ne suis pas au courant. En tout cas, si elle devait se confirmer, j’étudierais la question car Rennes est un bon club du championnat de France, on ne va pas se le cacher. L’étranger ? Les championnats espagnol et italien sont ceux que je suis le plus attentivement et dont je regarde souvent les matchs. L’Angleterre, ça m’intéresse aussi car il y a de gros clubs mais ma préférence va plus à l’Espagne et l’Italie. On va dire que je suis plus football technique que physique (Rires).