Monsef Zerka, comment abordez-vous ce déplacement en Pologne pour affronter Lech Poznan, jeudi ?
On va le prendre comme un match de championnat. Ça va permettre à certains d’entre-nous d’avoir du temps de jeu. Et de faire nos preuves. Notre dernière victoire face aux Girondins de Bordeaux nous a fait beaucoup de bien. On espère que ça nous servira de déclic pour la suite de la saison. Depuis le début du championnat, on était en manque de résultats. Ça ne se jouait pas à grand-chose, un peu plus de réalisme dans les deux zones de vérité. Mais on a toujours gardé le moral. Et aujourd’hui, ça paye. On manque encore un peu de confiance mais ça va venir. Dans cette optique, tous les matchs sont bons à prendre.
Que savez-vous de cette équipe ?
Rien. Et c’est le plus gros danger. On part un peu dans l’inconnu. Mais on ne doit pas les prendre à la légère.
Avez-vous douté après ce début de saison plus compliqué que prévu ?
Franchement, nous n’avons jamais douté. On n’a jamais oublié d’où l’on venait. Pourquoi s’affoler alors que nous n’en sommes qu’au début de la saison ? On sait pertinemment que le club ne jouera pas forcément les premières places chaque année. Notre objectif est d’installer le club parmi l’élite. Et de se rapprocher progressivement des dix premières places.
« Strasbourg et Lens ? Il y a aussi quelques pistes à l’étranger »
Avec les départs de Kim, Sébastien Puygrenier et David Sauget, ainsi que les arrivées de Julien Féret, Helder, Jean Calvé, Joël Sami et Abdeslam Ouaddou, le club a également connu une intersaison plus agitée qu’à l’accoutumée. Votre début de saison s’en est-il ressenti ?
C’est vrai. Mis à part Abdeslam Ouaddou, ce sont essentiellement « des joueurs de Ligue 2 ». Il fallait du temps pour que la mayonnaise prenne. Aujourd’hui, ça commence à prendre progressivement.
Personnellement, comment vivez-vous votre rôle de joker de luxe ?
Ce n’est pas le début de saison dont je rêvais… Je pensais jouer davantage. Maintenant, on va voir si la situation ne s’améliore pas d’ici au Mercato. Dans le cas contraire, il faudra en discuter avec les dirigeants. Et éventuellement envisager un départ.
En France, Strasbourg et Lens auraient notamment un œil sur vos prestations. Qu’en est-il ?
Je suis au courant. Il y a aussi quelques pistes à l’étranger. On verra en temps voulu. Il faudra peser le pour et le contre.
Peut-on dire aujourd’hui que votre poste est définitivement celui d’attaquant ?
A l’heure actuelle, on me juge davantage comme un attaquant, le poste de mes débuts. Je ne suis passé en défense que par la suite. Mais durant cette période, j’ai le sentiment d’avoir progressé. J’avais d’énormes lacunes défensivement. Aujourd’hui, je peux raisonner comme un défenseur. C’est un avantage.