C’est une attitude à retenir. Et à saluer. Mapou Yanga-Mbiwa vient de rater ces deux dernières années deux transferts. Le premier à Lille, le second au Milan AC. La faute à la famille Nicollin qui a refusé de valider ces départs, faute d’une enveloppe financière assez garnie. Alors Mapou est resté. Certes, il a clamé son envie d’ailleurs et a peut-être un peu boudé. Mais ponctuel à l’entraînement, bon en match et prenant au sérieux son rôle de capitaine, le nouvel international a démontré qu’il avait quelques valeurs humaines. Tout en indiquant que s’il restait performant, d’autres propositions de grands clubs viendraient plus tard.
Formé à Montpellier avec qui il vient d’être champion de France, Mapou Yanga-Mbiwa a refusé d’aller au clash, de sécher l’entraînement ou de hurler dans les journaux. Dans une situation certes plus confortable que d’autres joueurs partis au clash ces dernières années, Yanga-Mbiwa savait aussi que devant lui, à Montpellier, il avait la Ligue des Champions et l’équipe nationale qui lui tendaient les bras. Mais cela n’explique pas tout.
A 23 ans, son discours ce jeudi dans L’Equipe fait du bien. Même s’il indique qu’il ne signerait à nouveau pour le MHSC qu’en cas d’un accord financier satisfaisant (il est en fin de contrat en 2013) : « J’aime ce club, vraiment, et en tant que capitaine, je me dois aussi de donner l’exemple. Je veux partir en bons termes […] Le président, c’est notre employeur, c’est notre parrain, c’est lui qui nous a donné notre chance, qui nous a formés… Il faut avoir du respect pour lui. Cela ne sert à rien d’aller au clash avec ton club formateur. » Voilà qui fait du bien…
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS
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