« Jordan, c'est un pur talent. Il a la vitesse, la puissance, la qualité de passe, le mental » Les compliments pleuvent dans la bouche d'Abedi Pelé quand il s'agit d'évoquer son plus jeune fils, Jordan Ayew. L'attaquant de l'OM, qui était loin de faire l'unanimité en début de saison, a profité de la mise en route poussive de Loïc Rémy mais surtout de la saison décevante d'André-Pierre Gignac pour s'imposer comme un choix crédible aux yeux de Didier Deschamps. A tel point que l'entraîneur marseillais en a fait un titulaire à part entière sur la fin de saison (ndlr : 21 rencontres pour cinq titularisations et trois buts). Si l'OM a laissé échapper le titre de champion, le club marseillais a eu la confirmation que dans la famille Ayew, les fils sont les dignes héritiers du père : André comme confirmation et Jordan comme promesse.
Si le premier semble un peu plus s'interroger sur son avenir, notamment en raison du double cambriolage dont la famille a été victime en novembre et mai dernier, le second se verrait bien prolonger dans la cité phocéenne. Lié jusqu'en 2012 avec l'OM, l'attaquant de 19 ans s'est vu proposer une prolongation de contrat de trois ans. Des premiers contacts en mars avaient capoté en raison des émoluments demandés par le joueur, jugés excessifs par l'encadrement marseillais. Mais la fin de saison remarquable du Ghanéen ne devrait pas inverser la tendance. Bien au contraire. Aujourd'hui, le tarif a même augmenté. Les conseillers du joueur réclament 20 000 de plus par mois. Un effort que le nouveau président Vincent Labrune serait prêt à faire malgré le peu de marge financière qui reste à Marseille. Et comme Didier Deschamps ne tarit pas d'éloges sur le joueur, l'affaire devrait rapidement se conclure.
« Il continue sa progression mais il n'a que 19 ans. C'est pour ça que j'ai voulu le garder, il se construit petit à petit. Cela montre combien la confiance est fondamentale car ce n'est pas le poste (ndlr : avant-centre) où il est le mieux. Il a plus l'habitude de jouer sur un côté comme c'était le cas avec la réserve quand je l'observais l'an passé », rappelait l'entraîneur marseillais en fin de saison dernière. Petit bémol toutefois, le comportement du joueur fait parfois grincer des dents à la Commanderie. Son père se souvient d'ailleurs des difficultés de son fils : « Autant dans la vie il ne disait pas grand chose, autant sur un terrain Jordan était bien plus bavard que son frère. Il pouvait s'en prendre à l'arbitre, aux adversaires Il engueulait tout le monde. Je lui ai demandé d'être moins réactif. » Jordan semble avoir compris la leçon. Et la récompense n'est plus très loin
Rédigé par Yoann PALEJ Suivre @toto
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