Ce qui s’est passé entre vous est Hatem peut-il perturber le groupe ?
Hatem a eu une attitude déplacée, il est venu s’excuser après, ça s’arrête là. C’est possible qu’il ait pu être impliqué dans d’autres incidents avant, ça peut arriver mais je ne vais pas en faire un plat. Il y a eu une demie heure d’entraînement après, tout le monde a bossé, je ne crois pas que ça puisse perturber le groupe. Ça arrive dans tous les clubs. Même dans les grands clubs, il y a des accrochages, des éclats de voix. Dans tous les grands clubs, ça peut se passer avec l’entraîneur et entre les joueurs. C’est vrai que c’est médiatisé mais c’est la vie d’un groupe.
Pourriez-vous prendre des sanctions sportives à son égard ?
Si j’ai des choix à faire, ça ne sera pas par rapport à ce qu’il a dit ou fait, mais par rapport à ce qu’il peut apporter à l’équipe. S’il me donne des garanties de sécurité, un plus à l’équipe… Moi je fais en fonction de ça. Que j’aime le joueur ou l’homme, peu importe, ce n’est pas un critère important. Le critère important c’est le terrain. On est parti sur un cycle de match où l’on risque d’avoir neuf ou dix matchs en 31 jours. J’ai un groupe de 25 joueurs sur lequel je vais m’appuyer parce que j’aurais certainement besoin de tout le monde. Hatem sera là et c’est valable pour les autres joueurs aussi.
Son avenir à l’OM est-il compromis, comme l’a dit José Anigo ?
Il faut demander à José, c’est lui qui l’a dit, mais il n’y a pas de portes ouvertes avant le début janvier et ça aussi c’est valable pour tout le monde. On verra dans l’analyse, les cas particuliers, les souhaits de certains et les orientations que je peux prendre avec le club. Son avenir est ici, l’avenir c’est l’immédiat. En football, on ne se projette pas sur deux mois, trois mois, six mois. On vit au jour le jour, après chaque match. Après le Mercato d’hiver peut aller dans un sens ou dans l’autre, mais on n’y est pas encore. On a une série de matchs importants jusqu’au 23 décembre, c’est ça qui occupe mon attention.
Gâche-t-il son talent selon vous ?
Il n’est pas mort. Il a 22 ans, il est en bonne santé et il a du talent, même s’il l’exprime avec parcimonie pour le moment. Certainement qu’il pourrait l’exprimer beaucoup plus et plus régulièrement, mais il est jeune et, même si les années passent, c’est à lui de comprendre les exigences du football de haut niveau. Je ne suis pas David Copperfield. Il a du talent, tout le monde le reconnaît mais le talent ça ne suffit pas. C’est lui qui a la clef. A lui de comprendre que dans le haut niveau, et encore plus à Marseille, les exigences sont très élevées.
Devra-t-il être très bon à l’entraînement pour retrouver une place de titulaire ?
Il n’a pas joué les derniers matchs non plus et c’était avant ce qui c’est passé hier (mardi). Il y a les séances d’entraînement, des matchs, moi je fais des choix. Je peux me tromper, j’essaye de me tromper le moins possible, mais je dois faire attention à l’équipe et c’est valable pour tout le monde. Il y a des statuts, mais la forme du moment est importante. Je m’appuie sur les joueurs qui me donnent le plus de garanties. J’ai des joueurs de qualité différente, certains sont plus impulsifs, d’autres plus introvertis, certains l’expriment par la parole, les gestes, certains boudent, j’ai de tout. Je ne veux pas que les joueurs qui vont sur le banc aient le sourire. Ils doivent être déçus et démontrer à l’entraînement. Ça sert à ça aussi.
Propos recueillis par C.R à Marseille
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