On le croyait irrémédiablement sur la pente descente. Mais force est de constater que Modeste M’Bami a fait mentir plus d’un observateur. En quelques mois, et autant, si ce n’est plus, de kilos perdus, le Marseillais est redevenu l’inlassable travailleur du milieu de terrain qui avait fait son succès, ne serait-ce qu’éphémère, au Paris Saint-Germain. Oubliées les blessures et les prises de bec… L’international camerounais est en passe de s’offrir une seconde jeunesse sous la tunique olympienne.
Ce ne fut pas sans peine. Mais avec notamment l’aide d’Eric Gerets (qui ne se voit pas se passer des ses services), Modeste M’Bami semble retrouvé depuis quelques mois. Malgré la concurrence de Lorik Cana, Charles Kaboré, Boudewijn Zenden et Benoît Cheyrou, l’ex-Sedanais s’est imposé comme un élément indéboulonnable du dispositif du technicien belge. Une aubaine pour un joueur dont le contrat expire en juin prochain. Et qui n’a pas toujours eu la cote sur le marché des transferts.
Voué à un départ en fin de saison ?
Ces dernières semaines, la Fiorentina, la Sampdoria, Benfica, Everton, Stoke City et Newcastle se seraient notamment penchés sur son cas. Mais personne n’est passé à la phase concrète des opérations. Pourquoi ? Pas uniquement parce que le Camerounais se retrouvera libre en juin prochain. Mais également en raison de la réputation du joueur, ainsi que sa relative gourmandise, cette fois-ci, au niveau salarial. Beaucoup de paramètres qui ont fini par rebuter les plus intéressés. Mais la donne pourrait être différente dans quelques mois.
Métamorphosé depuis le début de la saison, Modeste M’Bami se donne (enfin) les moyens d’être l’une des prochaines stars du marché des transferts. Et ceci au plus grand dam de l’Olympique de Marseille qui devrait assurément sortir le carnet de chèques pour le conserver. Et plus sûrement encore pour lui trouver un remplaçant digne de ce nom, Charles Kaboré (déjà suivi par l’Inter Milan) étant jugé encore un peu tendre pour le plus haut niveau. Mais ça, ce sont des problèmes de riches. Et M’Bami dit ne vouloir penser qu’au terrain. L’OM ne s’en plaindra pas.