Pourquoi avez-vous choisi Samassa ?
Lors du départ de Djibril (Cissé), je vous avais dit que nous étions entre deux démarches possibles. La première consistant à prendre un joueur pour remplacer numériquement Djibril Cissé, l’autre à prendre un jeune de qualité, qui a un profil qui n’est pas forcément celui de Djibril Cissé mais qui pourrait aussi compléter de manière cohérente notre effectif. C’est ainsi que notre choix s’est porté sur Mamadou Samassa pour compléter notre effectif au niveau offensif. Il répond aux critères que nous avions fixés. Comme nous avons pu déjà le faire avec Grandin, nous avons donc opté pour le choix d’un international Espoirs et je dois dire que sur ce choix, il y a eu unanimité. Mamadou a tout de suite répondu à notre demande. C’est un choix concerté, voulu par l’ensemble de la direction sportive et administrative du club.
Que va pouvoir apporter Samassa ?
Tout ce qui a fait que nous l’avons pris. Il a la taille. Il a déjà la valeur athlétique qui compte pour un footballeur. Par rapport aux joueurs de grande taille, il a cette facilité technique qui n’est pas le propre des grands gabarits. Il a ce jeu face à la défense adverse qui lui permet de dégager des espaces pour ses partenaires. Enfin il n’a que 22 ans et donc le temps de progresser. Je crois que s’il est venu à Marseille, ce n’est pas en Tarzan. Il sait qu’il vient dans un très grand club où tous les joueurs qui sont là ont, avec Eric Gerets, la possibilité de jouer. Il va jouer dans cette équipe avec l’espoir de progresser puis Eric fera les choix qu’il doit faire. Il a démontré qu’il n’était pas insensible aux talents juvéniles. Que ce soit Valbuéna, Grandin, Kaboré, tous on eu leur chance à un moment donné et je crois que Mamadou aura la sienne.
Le recrutement est-il terminé ?
Le Mercato ne peut pas être sans fin. Penser qu’aujourd’hui nous allons continuer à animer le Mercato, c’est nous prêter beaucoup de temps à perdre. Nous n’avons pas que ça à faire. Pour ce qui est de la configuration définitive de notre effectif, aujourd’hui je peux dire que oui nous sommes arrivés à la fin de nos démarches. D’ici au 31 peuvent être entérinés certains départs parce qu’il y a des garçons qui ont un bon de sortie (Ndlr : Cesar, Arrache, Givet, L.N’Diaye…).
« Des perspectives financières différentes »
Eric Gerets vient de nous dire qu’il espérait encore un joueur…
Il faut savoir qu’il n’y a pas deux instances dans le club. Que ce soit Eric Gerets, José Anigo ou moi-même, c’est ensemble que nous réfléchissons parce que nous souhaitons les mêmes choses. Depuis plusieurs semaines, il a été question d’enrôler un latéral droit mais on ne va pas recruter pour recruter. Il faut que nous trouvions l’élément dont nous avons besoin. Un garçon capable de remplacer en cas d’absence Laurent Bonnart qui, c’est vrai, est le seul joueur qui n’a pas de suppléant.
La qualification en Ligue des Champions donne-t-elle de nouvelles possibilités financières ?
Il est certain que cette qualification donne des perspectives financières différentes. Mais cela ne veut pas forcément dire animer le marché. Dans une équipe, on a toujours besoin de joueurs, mais je crois qu’il ne faut pas voir les choses comme ça. Le premier avantage permet en effet de restaurer financièrement la place. Ce n’est pas rien mais ce n’est pas le principal. Le principal c’est que la qualification nous donne aujourd’hui une possibilité d’expression sur le terrain international. Quand on s’appelle l’Olympique de Marseille, qu’on nourrit les objectifs et les ambitions qui sont les nôtres aujourd’hui, on se doit d’avoir cette envie d’être en Champion’s League et d’être heureux d’y être. L’argument économique et financier c’est important mais le soulagement que nous avons d’être en Champions League n’était pas du à la restauration des comptes mais plutôt à cette satisfaction de nous propulser sur la scène européenne.
Propos recueillis par Christian Rodat à Marseille