Rudy Riou, vous serez la doublure de Steve Mandanda cette saison ? Se prépare-t-on différemment quand on sait qu’on va très peu jouer ?
De nos jours, les gardiens ne sont plus à part dans un groupe. Et c’est une bonne chose car on travaille par rapport à l’objectif général : gagner le titre. Après, même si on sait qu’on ne va pas trop jouer, on fait un travail important pour être prêt à rendre service.
Comment définiriez-vous votre rôle ?
Être prêt quand on fait appel à moi si un malheur devait arriver, chose qui n’est pas souhaitable évidemment. Pour ça, il faut faire en sorte de nous garder à notre meilleur niveau. Je me prépare donc comme si c’était à moi de jouer. Car l’échéance peut arriver à tout moment. Alors dire qu’on n’a pas de pression, c’est un raccourci. On est prêt à subir une grosse pression si l’occasion se présente.
Vous avez 28 ans. Qu’avez-vous à apprendre des jeunes gardiens qui vous entourent ?
J’ai à apprendre de chaque gardien. Chacun a son point fort et peut apprendre à l’autre. Moi, je ne suis pas habitué à voir autant de supporteurs lors des matchs amicaux ou devant le stade après l’entraînement. Ce sont des nouvelles choses qu’il faut appréhender. Des nouvelles expériences.
« J’étais dans les oubliettes »
Avez-vous demandé à jouer l’une des deux coupes nationales ?
Je suis là pour démontrer que je peux jouer à un moment ou à un autre. Mais je n’ai aucune revendication. Je dois simplement prouver que je suis capable de défendre les couleurs de l’OM et c’est au coach de dire s’il va me faire disputer une compétition. Il n’y a pas eu de discussion là-dessus et je ne veux pas en avoir parce que ça peut prêter à confusion. Si je le mérite et que le coach le décide, je jouerai. De toute façon, je ferai ce qu’on me dira de faire.
Vous n’auriez pas préféré terminer votre carrière en tant que titulaire dans un club moins huppé que l’OM ?
Mais ma carrière est loin d’être terminée ! Pour moi, l’OM, est un tremplin. J’étais dans les oubliettes après mes infortunes avec Istres et je ne remercierai jamais assez les dirigeants de l’OM de m’avoir fait confiance et de me permettre de prouver que je ne suis pas mort. A Marseille, quand on est remplaçant, on est plus exposé que dans un autre club. Pour moi, c’est un nouveau départ.
Un nouveau départ et un possible titre de champion de France ?
L’OM est le seul club qui ose dire qu’il joue le titre avec Lyon. Aujourd’hui, on se rend compte que c’est tout à fait réalisable. L’attaque sera l’atout majeur de l’OM, une grosse crainte pour nos adversaires.
De notre correspondant à Marseille, Christian RODAT