La réunion de la dernière chance. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier le conciliabule qui s'est tenu mercredi après-midi dans les bureaux de l'Olympique Lyonnais. L'avenir de Kim Källström, convoité avec force par le FC Valence, se situait au cœur des discussions. Les Espagnols ont dépêché des émissaires pour tenter d'infléchir la position des dirigeants rhodaniens. Jusqu'ici, ces derniers demeurent fermes : ils refusent d'entendre parler d'un départ du milieu de terrain suédois arrivé l'année passée. La première proposition valencianne de l'ordre de 12 millions d'euros payables en cinq fois a été jugée ridicule par les dirigeants lyonnais.
Mercredi, les représentants du FCV sont arrivés dans le Rhône avec une nouvelle offre, vraisemblablement la dernière : elle se chiffre à 14 millions d'euros payables en trois fois, alors que l'OL n'a déboursé « que » 8 millions d'euros pour l'enrôler. Suffisant pour relâcher l'étreinte de Jean-Michel Aulas ? Les Espagnols espéraient recevoir, cette fois-ci, plus de considération. Ils attendent une réponse rapide, demain au plus tard. Sinon, ils refermeront ce dossier et se mettront sur d'autres pistes, après avoir perdu un temps fou sur Lucho Gonzalez (FC Porto) et Källström, donc.
Källström : « Je n'ai rien à dire »
La réunion entre les dirigeants lyonnais et les représentants du club « ché » a traîné en longueur. Mercredi, en début de soirée, l'affaire semblait bien mal embarquée. L'OL campait sur ses positions et ne lâchait pas une once de terrain. Tout portait à croire que Kim Källström resterait lyonnais cette saison. Interrogé ce matin par nos soins, l'ancien Rennais ne s'est guère montré loquace, balayant les sollicitations d'un « je n'ai rien à dire. »
A quoi aspire-t-il ? Souhaite-t-il vraiment rejoindre Valence avec qui il serait d'accord sur un contrat de quatre ans ? Ou désire-t-il poursuivre l'aventure avec l'OL ? Les dirigeants du club sextuple champion ont brandi l'argument du mutisme pour décourager les émissaires du FCV. Selon toute vraisemblance, Källström restera lyonnais. A moins qu'il se décide à sortir du bois…
F.L. et I.B., correspondant à Lyon