Finalement, le rêve n’aura duré qu’une grosse semaine. Le temps que José Antonio Reyes, cible prioritaire de l’Olympique lyonnais en attaque, ne décide finalement de rester en Espagne. Lundi, l’international espagnol s’est engagé pour une durée de quatre ans avec l’Atletico Madrid, brisant net l’espoir de le voir revêtir la tenue du sextuple champion de France.
Jean-Michel Aulas sentait que ce dossier s’avérerait compliqué. Le boss de l’OL avait raison. Dès la fin de semaine, la tendance, optimiste au départ, avait légèrement tourné. La fiancée de Reyes, enceinte de huit mois, n’était pas intéressée par un départ en France. L’idée a aussi fait son chemin dans la tête de son compagnon, qui, dimanche soir, a donné son accord à l’Atletico Madrid.
Et maintenant ?
Ravi de l’aubaine, les dirigeants de l’Atletico ont alors verrouillé l’opération en versant une somme de douze millions d’euros à Arsenal, qui détenait les droits sur le joueur. Dans la foulée, Reyes signait son contrat avec une clause libératoire de 40 millions d’euros.
Informés sur le tard, les Lyonnais et les représentants du joueur en France ne pouvaient que constater les dégâts. Reyes, qui, l’an passé, devait rejoindre l’Atletico avant de signer… au Real Madrid, avait fait faux bond. Une nouvelle fois.
Désormais, Lyon ne sait plus sur quel pied danser. Lundi, le club a annoncé que Sylvain Wiltord restait dans l’effectif. L’attaque n’est donc plus un dossier prioritaire. Le côté gauche ? Lyon a déjà Keita et Ben Arfa. Seul un départ de Fred et/ou de Wiltord- qui n’en est plus à une surprise près – pourrait faire changer la donne. Si cela arrivait, Lyon aimerait l’arrivée d’un joueur polyvalent, pouvant occuper tous les postes de l’attaque. Un clone de Reyes, par exemple…