Il y a du neuf à Lyon. Ou plutôt, il va bientôt y en avoir. Mardi, Alain Perrin a admis que le recrutement d’un attaquant supplémentaire était « une obligation ». Mais qui sera l’heureux élu ? Les décideurs lyonnais étudient plusieurs dossiers, différents profils. Ils attendent de connaître l’indisponibilité de Fred pour avancer de manière concrète. Si le Brésilien doit rater plusieurs semaines, ils jetteront leur dévolu sur une pointure. Sinon, ils engageront un espoir français. « On en suit deux ou trois. Gouffran (Caen) en fait partie », a confié Alain Perrin, mardi soir, sur les ondes de RTL.
Johan Elmander
Le Toulousain a réalisé une saison pleine. Inconnu il y a un an, il s’est fait un nom. Lyon n’est pas insensible aux talents d’Elmander. Certains bruits de vestiaire annoncent un accord au sujet de ce transfert. Perrin a démenti sur RTL, d’autant que Toulouse n’est pas vendeur : « C’est plus le joueur ou son agent qui voudraient revenir. Les prétentions financières sont excessives. On ne s’est pas positionnés, les tarifs sont trop importants. »
Frédéric Piquionne
L’hiver dernier, le Martiniquais avait été érigé en priorité absolue de l’OL. Piquionne souhaitait absolument répondre aux sollicitations lyonnaises. Mais Saint-Etienne avait refusé de le céder au rival régional. La situation était devenu intenable et avait conduit au départ de Piquionne à… Monaco. « Il présente l’avantage d’être tout de suite opérationnel, a précisé Perrin. Il pourrait remplacer Fred efficacement. » Le hic, c’est que le joueur ne fait pas l'unanimité au sein de l'état-major, notamment auprès de Bernard Lacombe.
Nicolas Anelka
Comme chaque été, le nom d’Anelka revient sur la scène des transferts. D’autant que, malgré certaines déclarations, il pourrait quitter Bolton. Pour rentrer en France et rejoindre Lyon ? Peu probable, à première vue. Si la piste lyonnaise offre des avantages sportifs, des obstacles financiers compliquent les choses. « Le problème avec ce style de dossier, c’est sa valeur financière. C’est difficile à réaliser », a estimé Perrin.
Bafétimbi Gomis
Et si le Stéphanois, joueur hybride à mi-chemin entre le vieux briscard et le jeune loup, grillait la politesse à tout le monde ? En tout cas, Gomis a tapé dans l’œil des recruteurs lyonnais. Mardi, son nom a surgi. Perrin a confirmé être sur sa piste. « C’est un garçon que l’on suit. Je l’ai découvert cette année. Il m’a plu. » Les relations glaciales entre Lyonnais et Stéphanois sont un obstacle majeur.
Et les autres…
On l’a vu, Yoan Gouffran (Caen) est suivi. Lyon reste attentif à la filière brésilienne, mais doit attendre que Juninho obtienne un passeport français, son quota d’extracommunautaires étant atteint. Une surprise n’est pas à exclure. « Il y aura peut-être un bon coup à jouer dans les dernières heures du marché », prédit Perrin.