Sylvain Marchal, comment se déroule l'intersaison du FC Lorient ?
Bien. Le groupe n'a pas trop changé. C'est une bonne chose pour les repères. En plus, ça facilite la tache des recrues qui cherchent à s'intégrer. Pour le reste, c'est difficile de juger sur la base des seuls matchs amicaux mais, pour l'instant, tout va bien. Pour une fois, on a vraiment pu couper durant les vacances, ça fait du bien. Mais vivement la reprise du championnat.
Quel regard portez-vous sur les arrivées de Kevin Gameiro, Antoine Buron, Morgan Amalfitano et autres Arnaud Le Lan ?
C'est simple. Un club comme le nôtre ne peut pas se permettre de se payer des « stars ». Il faut recruter malin avec des joueurs en devenir ou d'autres qui ont besoin de se relancer. Pour l'instant, c'est une politique qui paye. L'amalgame se fait bien entre les anciens et les plus jeunes. Il ne reste plus qu'à espérer que ça continue ainsi jusqu'à la fin de la saison.
On a longtemps parlé du manque de moyens des Merlus, et ceci à tous les niveaux. Sentez-vous que le club se professionnalise ?
Il y a encore du travail, mais le club est sur la bonne voie. De toutes manières, ça dépendra en grande partie de nos prestations sur le terrain. Si le club continue de se maintenir en Ligue 1 saison après saison, on pourra rattraper notre retard.
« Ne pas s'endormir sur nos lauriers »
Etes-vous étonné de voir que le club soit parvenu à conserver Fabrice Abriel, Michaël Ciani et Rafik Saïfi ?
Le Mercato n'est pas encore terminé (sourire)
Non, plus sérieusement, c'est un signe fort. Les dirigeants ont décidé de s'appuyer sur l'ossature de la saison passée pour qu'on poursuive notre marche avant. C'est rassurant, mais on ne doit pas s'endormir sur nos lauriers. Lorient vise encore, et toujours, le maintien. Après, on verra plus tard si on peut ambitionner de viser autre chose.
Et personnellement ?
Il y a eu certaines pistes, mais ce n'est pas allé plus loin (Ndlr : le Besiktas Istanbul, Sochaux et le Bétis Séville seraient notamment venus aux nouvelles avant de privilégier d'autres pistes). Je suis à l'écoute, mais il ne faut pas s'enflammer. Les choses sont claires avec les dirigeants lorientais. On ira s'asseoir autour d'une seulement, et seulement une offre qui convient à tout le monde arrive. On va voir comment les choses se passent dans les prochaines semaines. Mais plus on se rapproche de l'entame du championnat, plus mes chances de rester ici augmentent.
Saint-Etienne aurait également un il sur votre situation. Qu'en est-il ?
Je suis au courant, mais je ne dois pas être une priorité. Je n'ai pas eu de contacts directs. En plus, ils ont l'air d'être décidés à recruter le Nancéien Sébastien Puygrenier. On va voir mais je ne suis pas pressé. Je suis bien à Lorient.
Il y a quelques saisons, vous avez connu la galère au FC Metz. Est-ce que ces moments difficiles vous permettent de savourer encore plus l'embellie actuelle ?
Vous savez, une carrière de footballeur ne se joue à pas grand-chose. Avant de rejoindre Lorient, j'ai failli aller à l'étranger (Ndlr : des clubs allemands étaient intéressés). Qui sait ce que ce serait devenu ma carrière si j'étais parti là-bas ? J'ai connu certaines difficultés à mon époque messine, mais c'était il y a un moment. Aujourd'hui, il faut aller de l'avant. J'ai encore de belles saisons devant moi. Je suis toujours ambitieux. Il ne faut pas rester dans le passé.
Rédigé par Ignazio GENUARDI Le contacter
Paris365
le 09/02/2012 à 21h55 - Coupe d'Italie
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