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Publié le 20/07/2012 à 08h25 - Mis à jour le : 20/07/2012 à 14h15
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Rudi Garcia évoque les dossiers chauds du Mercato

Comme à son habitude très disert, Rudi Garcia évoque les dossiers chauds du Mercato. L'entraîneur lillois assure qu'il donnera un bon de sortie à Mathieu Debuchy s'il trouve un remplaçant et regrette que le PSG n'investisse pas en France.

LILLE / RUDI GARCIA :

Rudi Garcia, quel est le programme des entraînements en ce moment ?
On continue à travailler sur le plan athlétique et on a eu le retour de certains joueurs, comme c’était prévu. Pour ceux-là, il y a un travail à la carte, une partie commune avec le groupe et une partie individuelle pour ne pas aller trop vite avec eux et ne pas prendre le risque de les blesser. Ça fait du bien d’être ici. J’ai toujours fait comme ça. On part en stage, on revient à Luchin et on repart en stage. Après, on se préparer ici sur les quinze derniers jours pour avoir des repères sur les semaines normales d’entraînement.

Pourquoi le choix de Saint-Jean-de-Luz pour le prochain stage ?
C’est dépendant du match amical contre Bilbao. On avait plusieurs points de chute, notamment la Suisse. Mais on s’est dit qu’il y avait peut-être moyen d’éviter un déplacement supplémentaire pour venir jouer dans le Pays basque. On retourne là où on connaît, où les joueurs se plaisent. On sera sur place pour le match contre Bilbao le vendredi soir.

Comment se passe la préparation ?
Ça se passe bien, l’ambiance est bonne. Ça travaille bien, sérieusement. Ça ressemble à toutes les saisons passées. Le groupe a beaucoup changé, je pense notamment à l’équipe d’il y a deux ans. Le groupe est complètement différent mais on a quand même un noyau dur qui fait que l’ambiance reste la même et que les nouveaux s’intègrent vite. On prend plaisir à travailler, on n’a pas trop chaud, donc tout va bien.

La température clémente est-elle un avantage ?
Pour nous, c’est le seul avantage. Les joueurs souffrent moins de la préparation, c’est plutôt bien pour eux. Même si on aura sûrement un déficit en vitamine D à un moment de la saison.

Pensez-vous à aligner prochainement votre équipe-type en match amical pour la tester avant la reprise du championnat ?
On n’en est pas là. Le fait que les joueurs soient arrivés en décalé, ça ne permet pas de les aligner samedi contre Troyes par exemple, parce que ce serait trop tôt. Ça permet aux autres d’engranger du temps de jeu et on sait que c’est important en préparation. Si on est capable de jouer au moins deux fois 90 minutes avant le début du championnat, c’est une meilleure préparation. On est allé au bout de soi-même, on a travaillé dans des conditions proches de la compétition. On sait que quand la compétition arrive, l’intensité est plus importante, l’impact athlétique aussi. C’est aussi pour ça qu’on voulait des confrontations de haut niveau pour que tout ça arrive plus vite. On a vu contre Benfica qu’il y a eu de l’impact athlétique, on a été capable d’y répondre. Le but est de rencontrer des équipes qui nous posent des problèmes pour voir si on est capable d’imposer notre jeu ou de les résoudre.

« Debuchy doit comprendre qu’on ne peut pas affaiblir l’équipe »

Comment allez-vous gérer le cas Mathieu Debuchy ?
Il n’y a pas de problème, tout est clair. J’ai vu mon président et Frédéric Paquet s’exprimer, on dit tous la même chose. Mathieu sera là samedi. Ça ne changera pas grand-chose, si ce n’est qu’on pourra discuter en direct plutôt qu’au téléphone, c’est quand même mieux. Mais ça ne devrait rien changer au souhait de Mathieu et à notre recherche. La condition première pour accéder à sa demande est de ne pas baisser le niveau de l’équipe et de trouver un latéral droit du même niveau. Aujourd’hui, Mathieu est pour moi l’un des meilleurs en France, si ce n’est en Europe. Ça situe la difficulté de notre tâche. Mais on cherche, on s’active.

Mais le divorce semble consommé entre le joueur et le club…
Il n’y a pas de problème particulier. A partir du moment, où on s’écoute les uns les autres, les deux parties doivent se comprendre. Nous, on l’a compris, sinon on ne cherchait pas un remplaçant. Mathieu doit comprendre qu’on ne peut pas affaiblir l’équipe. Si on a une solution de haut niveau, on la prendra et il pourra aller où il veut, à condition qu’au niveau économique, ça nous permette d’acquérir un joueur de son niveau.

Debuchy semble déterminé à aller au bout du bras de fer…
Il l’est, comme il l’est sur le terrain. On discutera, on verra. C’est un garçon intelligent, il va aussi se mettre à notre place et comprendre notre position. Si on trouve le remplaçant de haut niveau, on accèdera à sa demande, donc je ne vois pas pourquoi il y aurait un problème particulier.

N’est-ce pas embêtant qu’il prenne ainsi du retard dans sa préparation ?
Non, parce qu’il était prévu qu’il rentre là. On avait intégré que ces joueurs seraient en retard de préparation et qu’il faudrait l’accélérer. Mais ils ont joué aussi beaucoup plus tard donc il était surtout important de les laisser se reposer. On fait parfois des mauvais choix en les faisant revenir trop vite et on les perd beaucoup trop tôt sur blessure. Je préfère qu’il soit un peu en retard, en bonne santé et qu’on les amène bien physiquement plutôt que tout de suite à l’infirmerie.

Quelles sont les pistes pour le suppléer ? José Bosingwa (libre), Djibril Sidibé (Troyes) ?
On peut en dire plein d’autres. On s’active donc toutes les bonnes pistes sont intéressantes. Le problème, c’est que parfois, ils sont dans des clubs qui ne veulent pas les lâcher. Parfois, économiquement, ce n’est pas possible. Parfois, sportivement, ça ne me convient pas. Je répète qu’on est à un des plus hauts niveaux européens donc on peut se baser sur les transactions qui se peuvent se faire pour les joueurs de ce niveau. Il y en a eu à cette intersaison.

« Plus il y aura de bons joueurs, mieux la Ligue 1 se portera »

Envisagez-vous une solution interne pour le remplacer ?
Non, parce que si Lucas (Digne) ou Franck (Béria) sont absents, on aura perdu en qualité et en niveau d’effectif. Ce n’est pas faire offense à ceux qui sont derrière mais aujourd’hui, on a trois latéraux au-dessus des autres. Ce sont Lucas, Mathieu et Franck. Si on en perd un des trois, il nous faut absolument un remplaçant, même si des jeunes peuvent aider et Laurent Bonnart est là. Mais on a beaucoup de compétitions à jouer et on ne pourra pas le faire avec un effectif amputé de Mathieu sans remplaçant de son niveau.

Vous cherchez donc exclusivement un latéral droit sur le marché des transferts ?
Oui, peut-être un défenseur central aussi. On n’a que trois joueurs spécifiques, Marko (Basa), Aurélien (Chedjou) et David (Rozehnal). On sait que Franck peut être excellent à ce poste mais s’il doit en plus être le troisième défenseur central, on ne va pas s’en sortir. On risque d’être court dans l’axe donc si on en a les moyens, je demanderais qu’on prenne un défenseur central supplémentaire.

Conserver Aurélien Chedjou fait-il partie des priorités pour vous ?
Je le souhaite fortement. J’ai discuté avec Aurélien, j’ai l’impression qu’il sera encore là. Mais vous savez ma position, jusqu’au 4 septembre, c’est une période que j’exècre un peu, parce que tout peut se passer. Mais en toute logique, on n’aura pas à le remplacer.

Que pensez-vous des arrivées de Thiago Silva et surtout de Zlatan Ibrahimovic au PSG ?
Au niveau sportif, c’est très bien pour la Ligue 1. On a vu tout le battage médiatique que ça engendre. J’ai pu voir le nombre de journalistes présents en salle de presse et il n’y avait pas que des Français. Ça veut dire que ça attire l’œil du monde du football dans son entier donc c’est bien. Plus il y aura de bons joueurs, mieux la Ligue 1 se portera à tous les niveaux. Financièrement, je n’ai rien à dire là-dessus. Le PSG peut se permettre de faire des coups comme celui-là. Tant mieux pour eux.

Etes-vous contrarié par le fait que les dirigeants parisiens n’investissent pas en France ?
Moi, ça m’embête un peu. On est en France et le PSG est en train de monter une grande équipe. Mais ça voudrait dire qu’il n’y a pas suffisamment de grands joueurs en France pour intégrer l’équipe de Paris et ce n’est pas la vérité. C’est leur choix mais normalement, la puissance économique d’un club comme celui-là doit aussi permettre aux meilleurs joueurs français de rester en France et ne pas partir à l’étranger. Mais je vais me taire parce qu’il y en a beaucoup à Lille.

Propos recueillis par Olivier Maillard

 




Rédigé par Rédaction Football365

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