Le LOSC a tremblé la semaine dernière. Le départ de Michel Bastos, la demande avortée de Rami, les désirs d'ailleurs d'Obraniak qui succèdent à ceux de Cabaye A croire que tout le monde fuyait le Domaine de Luchin. Si toutes ces velléités de départ ont été abondamment commentées, le transfert de Nicolas Fauvergue, lui, n'a guère soulevé l'émoi du côté des Flandres. A vrai dire, certains supporters semblent même soulagés à la perspective de voir le grand attaquant (1m93) s'en aller. Sous contrat jusqu'en juin 2012 et mis sur la liste des joueurs transférables par Rudi Garcia, l'avenir du joueur semblait bouché au LOSC. Ses dernières performances décevantes et un accrochage avec ses entraîneurs la saison passée n'ont cependant pas laissé les meilleurs souvenirs aux recruteurs français, même si Montpellier s'est montré intéressé.
Plus réputé pour son jeu de tête et son abnégation que pour sa technique, le Lillois devait donc espérer un appel du pied de l'étranger. Avec son physique, le Lillois attendait certainement un coup de fil d'un club britannique. Mais ce n'est ni l'Angleterre ni l'Ecosse qui ont fait sonner le portable du joueur mais l'Allemagne. Pas un club de première division mais un bon club quand même, le Munich 1860. Désireux de remonter dans l'élite, l'autre club de la cité bavaroise a donc vu d'un bon il d'accueillir l'attaquant lillois. Il faut dire que le championnat allemand a pris l'habitude d'accueillir avec bonheur des joueurs jugés trop limites pour la Ligue 1 : les Madouni, Demel, Beda ou autres Ehret se sont acclimatés sans problème en Allemagne où on vante leurs qualités techniques et tactiques. Munich espère donc avoir flairé le bon coup avec Fauvergue.
Dans l'Allianz Arena, qui s'illumine de Bleu quand le TSV 1860 joue à domicile, Fauvergue devra vite trouver ses marques et se mettre dans la poche les supporters. Pour cela, il faudra se montrer plus réaliste que chez les Dogues. Avec quatre buts marqués lors de sa saison la plus prolifique, Fauvergue s'est plutôt mis en évidence par une certaine maladresse devant le but. Malheureusement pour les Rennais, Fauvergue sait pourtant ajuster sa mire : en mai 2007, un but de la tête à la 94eme minute contre les Bretons avait privé Rennes de la Ligue des Champions. Un an auparavant (le 13 mai 2006), il avait déjà fermé l'accès de l'UEFA aux Rouge et Noir (avec la complicité de Bodmer, également buteur ce jour-là). C'était également lors de la 38eme et dernière journée. Du côté de Rennes, on devrait donc fêter le départ de Fauvergue vers l'Allemagne en ouvrant une bonne bouteille
La bête noire s'en va.
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS Le contacter
Paris365
le 10/02/2012 à 07h29 - Super League
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