Vikash Dhorasoo, pourquoi avez-vous envie de reprendre le HAC ?
C’est une évidence, je suis havrais et « HACman ». Il était hors de question que je m’investisse ailleurs. Je veux surtout faire ça parce que le HAC va mal. J’ai été très inquiet, j’ai beaucoup travaillé avec une équipe. Avec les investisseurs indiens, on peut faire quelque chose de super. Il faut croire en ce projet, parce que le Havre est dans une situation critique.
En avez-vous marre de voir Le Havre faire l’ascenseur entre la L1 et la L2 depuis plusieurs années ?
J’en ai toujours eu marre. Le Havre a douze points de retard sur le premier non relégable, c’est catastrophique. Moi, j’ai eu cette opportunité avec ces investisseurs, sinon je l’aurai peut-être fait avant. Là j’ai du monde qui me suit. J’ai l’impression qu’en face, du côté du Havre, il n’y a pas de projet, pas de perspective d’avenir, rien. Je m’inquiète pour ce club. Je pense qu’il y a la possibilité d’inventer quelque chose ici.
Quel est votre projet exactement ?
D’abord, prendre la présidence du club. Nous proposerons ce projet, avec des investisseurs indiens qui nous suivront si je prends la présidence, parce qu’ils croient vraiment en ce projet. Ils ont appris à connaître le club parce que je leur ai expliqué beaucoup de choses. Avec un ami, nous avons aussi un million d’euros à proposer au club. Mais je trouve que l’argent n’est pas le nerf du problème. Je crois que le problème au Havre est structurel. Il y a un problème de recrutement, de réseaux. Il y a peut-être aussi un problème de communication et de développement de l’image de ce club. Il y a tellement de choses à faire. Moi, je serai accompagné d’une équipe qui sera capable de gérer tout cela.
« Je n’ai rien contre le président Louvel »
Quel serait votre objectif au niveau sportif ?
Avec un projet assez raisonnable et prudent, il faut monter en Ligue 1 sur les deux prochaines années. Après, il faudra stabiliser durablement le club en Ligue 1. Aussi, il faut savoir que le nouveau stade arrivera dans trois ans. Pourquoi le HAC ne se hisserait pas au niveau de Rennes ? Pourquoi ne pas atteindre la finale de la Coupe de France ou deux ou trois tours de Coupe d’Europe ? Il faut que le HAC et le Havre pensent qu’il est possible de sortir de la Seine, de la Manche et de Fécamp. Il faut s’ouvrir vers l’extérieur tout en gardant l’âme de ce club. Je suis légitime de proposer cela parce que je suis Havrais et « HACman ».
Pourquoi avez-vous choisi des repreneurs indiens et pas des investisseurs du Moyen-Orient comme cela se fait beaucoup actuellement ?
Parce que je ressemble à un Indien… Je pense que le business indien est différent de ce qui se fait ailleurs. En Inde, les gens ne sont pas obsédés par l’argent. Ils font des choses avec de la conscience et du social. J’ai choisi quelque chose qui ne se faisait pas ailleurs. C’était très important. Il est hors de question que je rentre dans ce club pour en faire un futur Matra Racing.
Sinon le président Louvel vous reproche le manque de contenu de votre projet. Qu’est-ce que vous avez envie de lui répondre ?
Je n’ai rien contre le président Louvel, mais je lui reproche de ne pas me prendre au sérieux. Si mon projet est mince, qu’il me parle du sien. Mais on ne va pas commencer à s’entretuer.
« Si je reprends le HAC, ce sera un changement de vie complet »
Seriez-vous disponible pour vous occuper du Havre Athletic Club à plein temps ?
Si je reprends le HAC, ce sera un changement de vie complet. Ce serait une réorganisation de ma vie avec l’abandon de certaines activités. Je devrais être présent au Havre, même si j’y suis déjà régulièrement. Pourquoi un ancien footballeur ne pourrait pas devenir président ?
Vous sentez-vous soutenu au Havre, notamment par le maire Antoine Rufenacht ?
Je ne sais pas. M.Rufenacht est important au Havre et j’espère qu’il soutiendra le projet. Si je décide de revenir au Havre, c’est parce que j’y crois.
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour l’avenir ?
Que ce projet marche et que les gens adhèrent. J’espère que beaucoup de personnes du club voudront suivre ce projet, parce qu’ils seront tous bienvenus.
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