Nassim Akrour, que vous inspire ce premier succès de la saison en terres sochaliennes (2-1) ?
On est bien revenus après l’ouverture du score de Mevlut Erding. On a rien lâché. On s’est repris au bon moment pour prendre les trois points. Et lancer notre saison. C’est important pour notre confiance. On sait désormais que l’on peut rivaliser en Ligue 1. On savoure, mais il ne faut pas s’enflammer. Il reste tout de même encore trente-sept journées (sourire). De toute manière, on aura vite une idée de ce qui nous attend. On a un gros calendrier.
Comment aviez-vous abordé cette rencontre ?
On était peut-être un peu tendus. Au départ, on a subi les événements. On avait du mal à ressortir le ballon et à développer notre jeu. Les Sochaliens ont beaucoup poussé avec de nombreux corners. On n’était pas au mieux, mais on a su renverser la situation. On est sur notre lancée de la saison passée. On donne le maximum afin de ne pas avoir de regret. Personne ne triche. Et on fera les comptes à la fin.
Vous avez inscrit le but de l’égalisation…
Je suis content, mais ce n’est que le début. On doit encore travailler pour franchir un nouveau cap. Il ne faut pas oublier que l’on était encore en Ligue 2 il y a quelques semaines. La transition ne se fait pas du jour au lendemain.
Un mot sur le but de Daniel Moreira…
On est tous très contents pour lui. Ça fait un moment qu’il n’avait pas marqué en championnat… C’est un joueur important. On essaye de faire au mieux pour qu’il s’intègre, mais il a surtout besoin de matchs et de buts.
« Je n’ai jamais voulu quitter le club »
En attendant que le club finisse son recrutement, vous avez également évolué sans David Jemmali, Laurent Courtois, Walid Regragui etc. Le groupe isérois serait-il plus fourni que ce que l’on pouvait penser de l’extérieur ?
On a des ressources. Je ne connais pas les projets du club pour cette fin de Mercato. Mais pour l’instant, ça semble prometteur. Le coach a plusieurs solutions. C’est de bon augure.
Le club a surtout recruté des joueurs d’expérience (Le Crom, Jemmali, Courtois, Moreira, Batlles), qu’en pensez-vous ?
Ils connaissent la musique (rires). C’est une bonne chose. Ils vont pouvoir encadrer les jeunes et nous aider dans les moments les plus chauds. En plus, maintenant, je me sens moins seul (ndlr : l’Algérien a fêté ses 34 ans en juillet dernier). Ça fait de la compagnie.
On vous a longtemps annoncé sur le départ. Qu’est-ce qui vous a finalement poussé à rempiler pour deux années supplémentaires (soit jusqu’en 2010) ?
J’attendais d’en savoir plus sur l’avenir du club. Mais une fois que la DNCG a donné son feu vert, j’ai signé les yeux fermés. On s’est vite arrangés.
Vous aviez pourtant des contacts avancés dans les pays du Golfe, non ?
Il y avait des pistes mais j’ai toujours voulu rester au GF 38.
Plus d’un observateur annonce Grenoble de retour en Ligue 2 la saison prochaine. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Ça nous motive. On veut montrer à tout le monde qu’on a ce qu’il faut pour se maintenir en Ligue 1. On n’est pas les plus riches mais sûrement pas les plus mauvais non plus. On verra par la suite. Le chemin est encore long.