Lilian Compan, pourquoi avez-vous finalement décidé de rempiler avec le Stade Malherbe de Caen ?
Déjà, mon départ n’était pas forcément prévu. Un peu avant Noël, le FC Nantes s’est manifesté. J’ai laissé faire le temps. Puis, le Stade Malherbe est revenu vers moi. On m’a demandé ma position. Comme ça faisait déjà deux, trois mois que l’on parlait d’une éventuelle prolongation de contrat avec les dirigeants caennais, l’intérêt nantais n’a fait qu’accélérer les choses. On a évoqué le projet sportif du club. J’ai obtenu certaines garanties sportives sur les deux années à venir. Et j’ai donné mon accord. C’est un beau challenge. J’ai trente ans. Je voulais un bon challenge où je pouvais m’investir pleinement. C’est fait.
Votre statut de joker de luxe ne vous a-t-il pas incité à aller voir ailleurs ?
J’y ai pensé. Le fait que Yoan Gouffran reste ou pas a également compté. Il va falloir que je cravache dur pour avoir ma place. Mais il peut jouer à droite et moi devant. On va voir ce que Franck Dumas compte faire dans les prochaines semaines. Je ne suis pas inquiet. J’avais aussi envie de me stabiliser dans un club où je suis depuis déjà deux ans et demi. Je n’avais plus envie de bouger à droite, à gauche.
Le bon début de saison du Stade Malherbe a également joué dans la balance, non ?
Ça a joué. On est quatrièmes de Ligue 1, ce n’est pas rien. Le maintien n’est pas encore acquis mais c’est en bonne voie. Le fait de savoir qu’on a de fortes chances d’être encore parmi l’élite la saison prochaine a joué dans ma réflexion. Même si le FC Nantes est actuellement en tête de Ligue 2 et remontera sûrement au terme de la saison, je me voyais mal quitter le Stade Malherbe.
« Quelques clubs de L1 se sont renseignés mais sans plus »
Vous aviez également d’autres pistes en Ligue 2, notamment avec le SCO d’Angers. Que s’est-il passé ?
On en a parlé mais je dois avouer que je n’ai pas trop étudié les offres en provenance de Ligue 2. Cette année, je n’ai pas fait tous les matchs en tant que titulaire (7 titularisations en 14 matchs disputés). Ce n’est pas évident. Mais, tous les clubs ont, aujourd’hui, quatre, cinq attaquants en concurrence. C’est le cas au Stade Malherbe de Caen. Il faut faire avec.
Où vous situez-vous dans la hiérarchie caennaise ?
Je pense être le deuxième.
Surtout que Stéphane Samson, Issam Jemaa et Julien Toudic sont annoncés comme des partants potentiels au Mercato…
(Sourire) Je ne sais pas. Il faut leur poser la question. En tout cas, de mon côté, j’avais l’assurance d’être le deuxième derrière Yoan Gouffran. Je ferai un nouveau point en juin mais j’ai bon espoir. J’aime relever des challenges. Et celui proposé par le Stade Malherbe de Caen me convient parfaitement. J’ai encore un bel avenir au Stade Malherbe.
Aviez-vous des pistes en Ligue 1 ?
Quelques clubs, comme l’OGC Nice et le FC Metz, se sont renseignés mais sans plus. J’avais aussi des pistes en Angleterre et au Qatar.
Plus globalement, comment voyez-vous cette seconde partie de saison ?
On est capable de se maintenir, c’est presque sûr. Depuis le début de la saison, on est passé par des périodes très difficiles, mais on n’a jamais lâché. Finir quatrièmes ? Ça va être très délicat. Les grosses écuries vont progressivement revenir au top. En plus, il faut voir si la chance va continuer d’être avec nous. On a quelques doutes mais on prend vraiment notre pied en jouant ensemble. On essaye de pratiquer un beau football. C’est plaisant.