Son départ paraissait inéluctable. Yoann Gouffran (15 buts en 37 matchs de L2 la saison dernière), suivi par quelques-uns des plus grands clubs européens depuis un Euro Espoirs réussi, devait s’en aller. C’était certain. Le nom de l’attaquant malherbiste devait rejoindre la longue liste des expatriés ou, avec un peu de bonheur, intégrer la liste des joueurs du PSG, de Marseille ou de Lyon. Mais en ce 19 juillet 2007, Yoann Gouffran n’est pas plus Parisien que Gunner.
« Pas d’offre », affirme le président Fortin. Du coup, Gouffran est Caennais, à la surprise quasi générale et cela ne semble pas provoquer chez le garçon le même agacement que chez certains de ses confrères trop pressés de partir dans d’autres clubs : « Je ne veux pas qu'il y ait d'histoire. Il faut que tout le monde soit content », lâche-t-il dans les colonnes d’Ouest-France.
Après avoir aidé le club à monter en L1, Gouffran pouvait estimer logique d’obtenir un bon de sortie. Pour le moment, il n’est pas venu. Gouffran n’en fait pas une montagne. Cela ne signifie pas que ses envies d’ailleurs se soient dissipées. Partir, rester ? « C'est du 50-50 », poursuit-il. Si, officiellement, les dirigeants caennais refusent de le lâcher, tout peut encore arriver jusqu’au 31 août. Si Lyon rencontre des soucis offensifs, la piste Gouffran pourrait être activée avec plus de force.
Et s’il prolongeait ?
Le PSG, qui a suivi avec attention le joueur, pourrait aussi accélérer. Enfin, les clubs anglais comme Chelsea ou Arsenal feront peut-être l’effort nécessaire pour sécuriser l’achat d’un joueur plein d’avenir. Gouffran ne cache pas qu’il ne verrait pas d’un mauvais œil d’être transféré… tout en restant. En prêt. « Ce serait une bonne option. Le club me garderait un an. »
Alors transféré, muté puis prêté ou simplement prolongé ? Cette dernière option pourrait être la meilleure. En améliorant le salaire de Gouffran (sous contrat jusqu’en juin 2009) et en augmentant la durée de son engagement, le club ferait peut-être une bonne affaire en différant d’un an un départ inéluctable. Le joueur ne serait pas forcément perdant. Et la L1 non plus.