Olivier Cousin, à la tête de l'Elan Béarnais depuis le début de la saison, a été limogé par la formation paloise après seulement huit journées d'exercice. Moins courant dans le basket, mais davantage dans le football, « la valse des entraîneurs » a pour objectif de rechercher un fameux « choc psychologique ». Mais cela a-t-il réellement un impact bénéfique ou négatif sur l’équipe ?
Manager une équipe tient, mis à part les connaissances techniques et tactiques, dans ce que l’on peut appeler le leadership. Les travaux sur le leadership en psychologie du sport sont l’œuvre principale de Chelladurai. Selon lui, le leadership le plus performant est le résultat d’une adéquation entre trois types de comportement : le comportement requis à la situation, le comportement préféré par les joueurs et le comportement réalisé. Autrement dit, le bon leadership dépend de la situation, des joueurs et des comportements réalisés. L’entraîneur doit s’avoir s’adapter ainsi aux joueurs auxquels il s’adresse et à la situation à laquelle il est confronté. Quand l’harmonie n’est plus possible, des changements s’imposent.
Cependant, il est nécessaire de laisser un temps d’adaptation afin que l’harmonie s’installe. Une « valse » un peu trop rapide des entraîneurs pourrait à l’inverse perturber des joueurs en pleine adaptation à une méthode et un style de leadership. Tout comme obliger un nouvel entraîneur à s’adapter et installer un leadership adapté au groupe. Le temps perdu dans ce cas ne se rattrape souvent pas.
Yvan PAQUET, Docteur en STAPS, spécialiste de psychologie du sport, www.psychocsie.fr, yvan.paquet@psychocsie.fr