Au tennis, comme dans d’autres sports, l’excès d’anxiété peut provoquer une crispation, des tensions musculaires, et donc des gestes mal coordonnés, imprécis, néfastes à la performance. Pour lutter contre le stress et l’anxiété, il existe différents moyens. Le contrôle de la respiration est l’un d’entre eux.
On sait que la respiration est associée aux différentes émotions provoquées par les situations. Par exemple, une respiration rapide permet d’augmenter le niveau d’activation. A l’inverse, une respiration abdominale et une augmentation de la durée du cycle respiratoire, en allongeant l’inspiration et l’expiration, permet de lutter contre les effets négatifs du stress et favoriser les performances sportives. De nombreuses études montrent l’efficacité de cette technique qui couplée avec d’autres, l’imagerie mentale par exemple, s’avère très efficace.
Dans l’action, pour atteindre ce relâchement musculaire favorisant l’exécution du geste, le sportif peut souffler à l’expiration. Ainsi, au tennis, le joueur souffle au moment de la frappe dans la balle. Avec l’énergie mise dans l’action, l’expiration qui accompagne le geste peut ainsi se transformer en cri. Voilà pourquoi, certains matchs de tennis peuvent parfois paraître se transformer en concours de celui (ou celle) qui crie le plus fort !
* Inspiré du livre 150 petites expériences de psychologie du sport pour mieux comprendre les champions… et les autres, sous la direction d’Y. PAQUET, Dunod