C'était dans l'air depuis plusieurs jours. A quelques heures du coup d'envoi entre Nantes et Bastia au stade de la Beaujoire, ce n'était plus qu'un secret de polichinelle ou presque. Victoire des Nantais ou pas face à la lanterne rouge, Jean-Marc Furlan ne serait plus l'entraîneur du FC Nantes après ce match. Le dernier pour lui sur le banc nantais. Les Canaris, qui n'avaient plus gagné depuis huit matchs, ayant réussi à relever la tête face aux Bastiais (3-1, buts de Dracheville, De Freitas et Darbion), certains supporters, sur le chemin du retour, ont dû penser l'espace d'un instant que les dirigeants allaient peut-être revenir sur leur décision et accorder une ultime chance à Furlan. Mais alors déjà plus coach de l'équipe à ce moment de la soirée, le principal concerné a mis un terme au suspense dès sa sortie des vestiaires.
« J'ai appris par Franck Kita (Ndlr : Fils du président Waldemar Kita, il assure l'intérim pendant l'hospitalisation de son père) et Gilles Favard (Ndlr : Conseiller du président Kita) que ma mission s'arrêtait là. Je suis satisfait de terminer sur une victoire. La suite n'est plus de mon ressort. C'est un préjudice et une déception énorme, après neuf matches et deux mois et demi de compétition, d'être obligé de s'arrêter », lâchait Furlan, forcément dépité même si, comme tout le monde, il savait son sort scellé avant même cette 25eme rencontre des Nantais cette saison. Lui n'était là que depuis le 3 décembre. Appelé comme pompier de service pour remplacer Gernot Rohr, déboussolé lui aussi au sein d'une maison nantaise qu'il n'a jamais su apprivoiser.
Furlan, lui, a fait pire. Paradoxalement. Avec l'ancien coach de Strasbourg, Troyes et Libourne Saint-Seurin aux commandes, Nantes, abandonné par son jeu, a plongé. Une victoire pour la première de Furlan, une autre pour la der, mais rien entre-temps. Ou plus exactement une chute de neuf places des Canaris, septièmes au soir de l'éviction de Rohr mais plus que seizièmes après la défaite à Strasbourg (1-0). L'échec de trop pour le natif de Sainte-Foy-la-Grande. La foi, Furlan l'a pourtant gardée jusqu'au bout à Nantes, où il n'aura jamais réussi à s'imposer. Ni dans le vestiaire ni au club. Baptiste Gentili, ancien adjoint de Michel Der Zakarian au FCN, revient pour succéder à Furlan. Mais d'autres têtes pourraient tomber. Pascal Praud, directeur général délégué, pourrait être le suivant sur la liste.
Rédigé par Aurélien CANOT Le contacter
Paris365
le 10/02/2012 à 00h17 - Bundesliga
Avec 44 buts encaissés depuis le début de la saison en Bundesliga, Fribourg semble se diriger tout droit vers la relégation. En combien de temps les joueurs de Wolfsburg clôtureront-ils le match ?
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