Valentin Roberge ici sous les couleurs de l'Aris SaloniqueValentin Roberge, quel regard portez-vous sur le match nul de jeudi soir contre Bordeaux ?
On essaye de faire au mieux lors de cette phase de poules. On était à la maison, on a essayé de l’emporter, on a poussé. Les Bordelais n’ont pas eu tant d’occasions que ça. En fin de match, on avait le sentiment que l’on pouvait mettre un deuxième but, mais on a manqué de réussite.
Avez-vous été surpris par cette équipe bordelaise ?
Je m’attendais à une équipe plus pressante. Je croyais qu’ils allaient venir nous agresser, qu’ils allaient avoir la possession du ballon et faire tourner. Mais on a réussi à faire du jeu. Même si tout n’a pas été parfait.
Le match s’est déroulé dans des conditions particulières, sous la pluie et devant 2 683 spectateurs…
Les conditions n’étaient pas faciles pour Bordeaux. Nous, on a l’habitude. On a un stade en construction, il faut passer par ces moments-là. Là, il n’y a qu’une tribune qui était ouverte. Elle était pleine, mais c’était la seule (rires) !
Vous avez inscrit le but de l’égalisation sur une magnifique reprise de volée topée, non ?
J’ai bien suivi la frappe de Ruben Ferreira. Elle revient sur mon pied droit, le faible. J’ai de la réussite. Mais le principal, c’est que l’on soit parvenu à revenir au score. C’est l’essentiel.
Quels sont vos objectifs dans cette compétition ?
Il y a la place, même si ce groupe est difficile. On est la petite équipe, mais il y a toujours des surprises. Pourquoi pas nous ? Le championnat portugais n’est pas très connu et médiatisé. A l’étranger, notamment en France, personne ne le connaît vraiment. Mais il y a de bonnes équipes et de bons joueurs au Portugal. Le FC Porto, le Benfica Lisbonne, le Sporting Portugal, le Sporting Braga ou encore le Vitoria Guimaraes sont vraiment de bonnes équipes.
Personnellement, comment avez-vous atterri au Portugal ?
Je suis arrivé après un passage en Grèce (à l’Aris Salonique). Là-bas, après être parti du Paris Saint-Germain, j’ai fait une bonne première saison. Mais il y a eu un changement de direction la deuxième année. Ils ont recruté de nouveaux joueurs et ça a été plus dur pour les anciens, dont moi. J’étais un peu à la cave, on a plus été payé. J’ai résilié mon contrat à la fin janvier (2010). Ça a été un peu dur pour rebondir parce qu’il y avait une clause qui m’interdisait de jouer en Grèce pendant un an et demi. Le championnat où je m’étais révélé, où j’avais un nom. Je suis reparti de zéro. Ce n’était pas évident, mais j’ai effectué un bon essai au Maritimo Funchal, qui m’a permis de me relancer. Ça a tout de suite bien marché et ça continue.
Comment voyez-vous la suite des événements ?
J’arrive en fin de contrat en juin. On va essayer de se faire remarquer. La Coupe d’Europe est une belle vitrine. Là, ça discute un peu avec le club pour une éventuelle prolongation, mais il n’y a rien de définitif. Je ne sais pas encore de quoi l’avenir sera fait.
Ces derniers mois, vous avez notamment été supervisé par Lille et Lyon. Qu’en est-il ?
Je ne m’en occupe pas. Je suis encore sous contrat. Je ne veux pas trop en savoir tant que ce n’est pas encore concret. Je sais qu’il y a des clubs français, allemands, belges et anglais qui viennent me voir. Il faut continuer. Le plus dur n’est pas encore arrivé !
Rédigé par Ignazio GENUARDI Suivre @toto