Silvio Proto, votre prêt au Germinal Beerschot Anvers se termine en juin prochain. Comment voyez-vous votre avenir au RSC Anderlecht ?
Je suis en train de faire une belle saison avec le GB Anvers, un club qui a une bonne renommée en Belgique. C’est important de bien revenir après une période plus délicate au RSC Anderlecht.
C’est-à-dire ?
J’étais le deuxième gardien derrière Daniel Zitka. En fait, j’étais le gardien titulaire jusqu’à une rupture des ligaments croisés (ndlr : en avril 2006). Depuis, j’avais retrouvé l’intégralité de mes moyens mais je gardais ce statut de remplaçant. On ne m’a pas donné ma chance. Un départ était inévitable. Ça m’a permis de retrouver le rythme et la confiance. J’ai montré que j’avais toujours le niveau. Je n’ai pas eu le moindre pépin physique. On peut dire que le pari est réussi.
Et maintenant ?
Les dirigeants anderlechtois veulent absolument que je retourne là-bas. C’est une belle marque de confiance mais ils ont déjà quatre autres gardiens sous contrat. Je suis sous contrat jusqu’en juin 2012 mais il n’y a encore rien d’acquis. J’ai entendu que certains clubs s’intéressaient à moi. Il va falloir faire le point dans les prochaines semaines.
Selon nos informations, les Mauves - qui avaient repoussé des offres de clubs étrangers et du Standard de Liège la saison passée - ne devraient cette fois-ci pas s’opposer à votre départ moyennant le versement d’un chèque de l’ordre de 1,5 million d’euros…
Je ne sais pas. Il va falloir en parler.
« Je suis habitué à ne pas avoir le droit à l’erreur »
En cas de départ, pourriez-vous rester en Belgique ?
Je ne crois pas. J’ai déjà tout gagné ici. Il sera sûrement temps de passer à autre chose. Je n’ai pas particulièrement de préférence mais une expérience à l’étranger pourrait effectivement me permettre de donner un nouvel élan à ma carrière.
Vous aviez déjà failli faire le grand saut il y a quelques saisons…
C’est vrai. J’avais notamment eu des contacts avancés avec le FC Barcelone en juillet 2005 mais ça ne s’est pas fait pour d’obscures raisons.
Ces dernières années, le Paris Saint-Germain s’était aussi penché sur votre cas. Qu’en est-il ?
J’avais effectivement eu des contacts avec Paris. J’avais d’ailleurs parlé avec Alain Roche. Ça pourrait être une belle opportunité. C’est un club avec énormément de potentiel. Ils ont connu une période difficile mais la roue semble être en train de tourner.
Vous sentez-vous prêt pour relever un challenge de ce calibre ?
Oui, je suis persuadé de pouvoir gérer la pression qui existe dans un club comme le Paris Saint-Germain. En Belgique, je suis très médiatisé. On ne m’a jamais épargné mais ça ne m’a jamais empêché de continuer à aller de l’avant. Je suis habitué à ne pas avoir le droit à l’erreur. La pression ne me fait pas peur.
Lille s’intéresserait aussi à vous. Avez-vous eu des contacts avec les dirigeants nordistes ?
J’en ai déjà parlé avec Eden Hazard et Kevin Mirallas. Le LOSC était déjà intéressé l’été dernier. Il y avait eu des contacts concrets mais sans succès. Ce sera peut-être différent dans les prochaines semaines. Il y a aussi d’autres clubs intéressés (ndlr : Des clubs espagnols et anglais suivraient aussi le dossier). On va voir.