Décidément, la fin de carrière de Vikash Dhorasoo ressemble à un mauvais film. Viré du PSG il y a un an pour avoir publiquement critiqué les choix de son coach, l’ex-international, devenu ces derniers mois journaliste, réalisateur et militant au Parti Socialiste, a trouvé le moyen de s’attirer les foudres de Livourne, dont il avait intégré l’effectif en juin dernier.
A l’origine de la brouille, le refus de l’ex-international d’évoluer ce week-end avec l’équipe réserve. Invoquant une violation de son contrat (où il était stipulé qu’il ne devait jouer qu’en Serie A), Dhorasoo n’a donc pas répondu à la convocation de la « Primavera ». Aujourd’hui, Livourne, club pourtant réputé pour ses idées progressistes, est furieux. Et a donc décidé de se séparer du rebelle de joueur en portant l’affaire devant les tribunaux. La sanction officielle n’est pas encore tombée mais le mal serait fait.
Un retour au Havre ?
Dans quelques semaines, Dhorasoo (à moins d’un ultime revirement de situation) devrait donc se retrouver libre de retrouver un club, si possible en France où l’on ne se bouscule pourtant pas au portillon. Car malgré ses évidentes qualités techniques, l’ex-joueur de Lyon et du Milan AC est une vraie tête de lard. A Lyon, Jacques Santini et Paul Le Guen n’ont pas tenu longtemps (même si Le Guen s’était finalement ravisé lors de la saison 2003-04, où Dhorasoo accomplit les plus belles performances de sa carrière). Au PSG, le volcanique Lacombe ne prit jamais le temps de comprendre la désinvolture, il est vrai, agaçante de son joueur. Et enfin, Livourne ne gardera pas un souvenir impérissable de son passage…
Sur la pente descendante, Dhorasoo peut juste espérer relever à un dernier défi. Pour le plaisir. Seul problème : son âge. A 34 ans, l’avenir n’appartient plus à Dhorasoo. Mais grâce à son expérience et à sa technique, le Mauricien peut toujours rendre des services. Cet été, Sochaux s’était intéressé de près à lui avant de se raviser. Le président Plessis, qui n’est déjà pas le dernier à l’ouvrir, aurait été effrayé à l’idée d’associer Dhorasoo à Frédéric Hantz, une sorte de Guy Lacombe bis. Alors, on ne voit guère que Le Havre pour lui ouvrir ses portes. Son club formateur. Bien parti pour retrouver la Ligue 1 après des années de purgatoire, le club doyen rêverait d’accueillir Dhorasoo. Mais l’inverse est-il vrai ?
F.D. (But! Transferts)