Ludovic Giuly se trouvait en France le week-end dernier. Mais il n’a pas pris la direction de Monaco, comme beaucoup l’ont cru, voire espéré notamment du côté de l’ASM. Le Barcelonais a mis le cap sur Chasselay, où a été inauguré un complexe sportif à son nom, le 14 juillet. Il ne s’est pas attardé dans la cité rhodanienne. Lundi, il était de retour dans la capitale catalane, où il a vécu une journée décisive pour son avenir. Giuly avait rendez-vous avec ses dirigeants, afin d’évoquer la suite et d’infléchir leurs positions jusqu’ici inflexibles.
« Ludo » n’était pas seul pour affronter sa direction. Son agent, Alain Migliaccio, était de la partie. La rencontre entre les deux parties s’est achevée positivement, puisque le Barça qui, initialement, réclamait 6 millions d’euros, a diminué ses prétentions. Aucun prétendant n’était disposé à mettre sur la table l’indemnité de départ, y compris à l’étranger. Une brèche dans laquelle s’est engouffrée goulûment l’AS Rome. Les Italiens se sont rapidement entendus avec leurs homologues espagnols, au sujet d’un transfert estimé à 3,2 millions d’euros, assorti de primes.
Totti et Panucci l’ont appelé
Giuly, qui se voyait mal revenir à Monaco et n’avait guère envie d’évoluer en Angleterre, s’est également entendu sur un contrat de trois ans. De source transalpine, il percevrait 1,8 million d’euros par saison, sans compter diverses primes. Il s’est envolé lundi en fin de journée pour la capitale italienne. Ce mardi, il se trouvait à Trigoria, le siège et centre d’entraînement de la Roma. Il a passé avec succès la visite médicale, avant de parapher son nouveau contrat aux alentours de 14 heures.
A 31 ans, le milieu international va découvrir le quatrième club de sa riche carrière. A Rome, Giuly retrouvera Christian Panucci, son ancien partenaire à Monaco. Le latéral transalpin l’a appelé pour le convaincre de rallier le club de la Louve. Une démarche qu’aurait également effectuée plusieurs dirigeants romains, ainsi que Francesco Totti.
F.L. (avec I.G.)