Mourad Meghni, vous avez rejoint la Lazio Rome au début du mois de juillet. Pourquoi avoir répondu aux sollicitations de ce club ?
La Lazio est un club qui compte beaucoup de jeunes et est très ambitieux. L'entraîneur est également compétent. En plus, le club s'est qualifié pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Bon, je n'ai pas signé pour cela, mais c'est intéressant. J'espère apprendre beaucoup et poursuivre ma progression. Lorsque tu évolues à Bologne en Serie, c'est dur de refuser la Lazio
La page Bologne, où vous êtes arrivé en 2000, est-elle définitivement tournée ?
On ne sait jamais. Même si je suis Laziale, j'appartiens toujours en partie à Bologne (ndlr : seuls 50 % de ses droits ont été cédés). Mais j'espère vraiment rester à Rome. Initialement, je devais prolonger avec Bologne. En février dernier, j'étais tombé d'accord avec les dirigeants. Puis, Bologne a connu différents problèmes qui ont retardé les négociations. Les dirigeants ont réfléchi et ont décidé que la meilleure solution était de me vendre. Ce dénouement me rend heureux.
Comment s'est déroulé votre transfert ?
Il s'est opéré dans la discrétion. Car j'ai signé depuis le 20 juin ! Ce jour-là, j'ai rencontré le président de la Lazio dans un bureau proche du centre-ville. Mais rien ne devait filtrer jusqu'au 1er juillet. Ça s'est fait tout seul, en fait.
La Lazio Rome rencontre des problèmes avec ses supporters racistes. Cela a-t-il été un frein ?
Je n'y ai jamais pensé. Ça n'a pas compté. Il existe des supporters racistes dans tous les clubs. La Lazio compte trois ou quatre joueurs de couleur. Ils n'ont jamais eu de problème.
« Rien à foutre de ce que disent les gens »
Aviez-vous d'autres contacts ?
Palerme s'intéressait à moi. Mais quand la Lazio s'est présentée, je n'ai pas calculé le reste.
Et en France ? Aviez-vous des possibilités ?
Depuis mon année à Sochaux (en 2005-06), on a été assez dur avec moi. Je ne sais pas si on peut vraiment me juger sur cette saison. J'ai vécu un départ difficile, à l'image de l'équipe. Puis, je me suis blessé. Je ne pouvais rien faire de plus. On me parle souvent d'échec. Aujourd'hui, je n'en ai plus rien à foutre. Les gens et les journalistes disent ce qu'ils veulent. On a gardé une mauvaise image de moi. Mais ça ne m'intéresse plus. Tout commence pour moi désormais.
Evoluer à la Lazio et, éventuellement, découvrir la Ligue des champions a-t-il pesé dans l'optique de l'équipe de France ?
Je n'y pense pas spécialement. Ce n'est pas une obsession. Je me concentre sur ce que j'ai à faire à la Lazio. Si mes performances sont bonnes, je pourrai y prétendre.
Rédigé par Grégory FERNANDEZ Le contacter
Paris365
le 10/02/2012 à 01h58 - Super League
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