David Villa porte actuellement un maillot rouge. Celui de la sélection. Il portait cette saison la tunique blanche de Valence, et pensait revêtir la saison prochaine celle de la même couleur du Real Madrid. Mais voilà, Valence a décidé cette semaine qu'il n'était finalement plus à vendre. Après avoir indiqué publiquement aux actionnaires du club il y a quelques semaines que David Villa serait transféré pour des raisons économiques, le président valencian, Manuel Llorente, a changé d'avis, assurant que Villa resterait, et que cela n'était d'aucune façon une manuvre pour faire grimper les enchères. Outre le Real Madrid, le FC Barcelone, Chelsea et Manchester United sont en effet sur les rangs pour accueillir le meilleur buteur de l'Euro 2008. Mais à en croire Llorente, aucune de ses équipes n'alignera Villa sauf offre « scandaleusement scandaleuse. »
Alors que tout semblait réglé mercredi, depuis, tout est parti en eau de boudin du côté de Valence. Le club, qu'on disait au bord de la faillite sans la vente d'au moins un de ses meilleurs joueurs, pense aujourd'hui avoir les reins assez solides pour conserver et Villa et David Silva. L'idée est belle : redevenir un ténor de la Liga permettra d'accroître les revenus, et il sera plus simple de briller avec les meilleurs joueurs encore en place à Mestalla. Et puis Villa a prolongé l'an passé, augmentant nettement sa paie. Valence s'estime dans son bon droit. La colère noire de l'agent du joueur, José Luis Tamargo, n'y change rien, Manuel Llorente vient de se refaire un nom entre les géants Florentino Perez et Joan Laporta.
Reste que David Villa va bientôt revenir d'Afrique du Sud. Très affecté par les rebonds de l'affaire qui porte aujourd'hui son nom, « El Guaje » préfère pour le moment se taire et se concentrer sur la Seleccion, qui lui a tant apporté. Mais le buteur ne devrait pas en rester là. S'il a prolongé le 27 août dernier d'un an (jusqu'en 2014), il estime que c'était parce qu'il devait bien ça à Valence et que cela permettrait au club de récupérer un plus gros chèque lors de son départ. Et le joueur d'espérer s'envoler dès l'été suivant. Or, avec l'arrivée d'un nouveau président à Mestalla, tout a changé et voilà le joueur le bec dans l'eau. Ses retrouvailles avec Llorente à son retour d'Afrique du Sud pourraient être « calientes » comme on dit là-bas.
Rédigé par Olivier DE LOS BUEIS Le contacter
Paris365
le 09/02/2012 à 09h52 - Coupe d'Italie
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