N'Dri Romaric, comment se passe cette nouvelle expérience sous le maillot du FC Séville ?
Ça se passe bien. Il m'a fallu un peu de temps pour trouver la bonne carburation, notamment en raison d'un excès de poids, mais je suis progressivement monté en puissance. Aujourd'hui, je me sens vraiment bien dans cette équipe. C'est un groupe relativement jeune avec des joueurs qui aiment jouer au ballon. C'est parfait pour moi. C'est un bon tremplin pour que je poursuive ma progression.
La présence d'éléments tels que Sébastien Squillaci, Julien Escudé et Frédéric Kanouté, des anciens du championnat de France, a également dû faciliter votre intégration, non ?
Oui, mais c'est également un piège. Ça aurait été trop facile de rester avec des joueurs qui parlent français. La communication est essentielle pour se fondre dans un collectif. J'avais besoin d'apprendre au plus vite quelques notions d'espagnol pour accélérer le processus.
Pourquoi avez-vous opté pour le FC Séville l'été dernier ?
Déjà, j'avais fait le tour de la question au Mans. J'avais besoin de passer à autre chose pour franchir un nouveau cap dans ma carrière. C'est également l'occasion de voir si j'ai les qualités nécessaires pour y parvenir. On ne peut jamais en être sûr à l'avance. Ensuite, c'était l'occasion de jouer les premiers rôles en Liga, mais aussi en Coupe d'Europe. Maintenant, je me donne un ou deux ans pour rejoindre un cador européen. Et ainsi confirmer encore un cran plus haut. Mais ça passe d'abord par le FC Séville.
« Pelé et Sessegnon ? Peut-être que partie remise
»
Des clubs français étaient aussi sur le coup
On a parlé de Paris, Marseille ou Lyon, mais ce n'est jamais allé plus loin. En plus, il était temps de quitter le France pour un championnat plus compétitif. Après, le FC Séville s'est positionné, et j'ai immédiatement dit banco. C'est un tout. Outre l'aspect sportif, il y aussi la qualité de vie, le climat, etc...
Stéphane Sessegnon et Yohann Pelé, vos anciens coéquipiers dans la Sarthe, étaient également pressentis au FC Séville. Que s'est-il passé ?
Je ne sais pas (sourire). Je sais qu'ils ont également été approchés mais je ne connais pas tous les détails. Mais ce n'est peut-être que partie remise
Le club n'a pas dû les oublier comme ça. Je n'ai pas besoin de leur faire de la pub.
Vous succédez à Seydou Keita, parti au FC Barcelone. L'attente n'est-elle pas trop forte ?
Il y a de la pression. Il a laissé une très forte impression au FC Séville. Ce n'est pas simple de prendre le relais, mais je ne me prends pas la tête. Je le prends positivement. Ça me pousse à tirer le meilleur de moi-même.
Quelle est l'objectif du club pour cette saison ?
On veut tout gagner. Le FC Barcelone a pris les devants, mais on peut encore remporter la Liga. On y croit tous. Pareil pour la Coupe de l'UEFA et la Coupe du Roi. On est suffisamment armé pour jouer sur tous les fronts. Après, on doit tous tirer dans le même sens, c'est le risque.
Rédigé par Ignazio GENUARDI Le contacter
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